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Rosie

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 La peine de mort en question

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Roberto36

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MessageSujet: La peine de mort en question    Jeu Sep 20 2018, 11:32

La 16ème Journée mondiale contre la peine de mort aura lieu le 10 octobre 2018.
 
 

 
 
 
 
 

 
 
La 16ème Journée mondiale contre la peine de mort aura lieu le 10 octobre 1918.
 

 
 
A cette occasion la Coalition mondiale contre la peine de mort souhaite attirer l'attention sur les conditions de détention dans les couloirs de la mort.
 
En aparté et à l'occasion de cette journée Mondiale ,
 
 

 
il m'a été demandé de constituer un dossier relatif à des erreurs judiciaires connues (ou pas)à travers le monde.
 
Dans un premier temps j'ai l'intention de me consacrer aux françaises principalement les plus connues .
 
Mon but n'est pas  d'offrir aux opposants matière à remettre en cause ces décisions irréversibles.
 
Des décisions qui parfois ont "tranché" des têtes .. à tort .
 
La justice n'est pas infaillible , elle peut se tromper en reconnaissant même ses erreurs (ce qui n'est pas toujours le cas)
 
Au fil de mes recherches , dans un premier temps depuis la fin de la dernière guerre , seulement je dirais 7 erreurs judiciaires ont été reconnues .
 
Seulement , oui car il y en a d'autres certainement , ce qui n'est pas très rassurant.
 
Tout d'abord un peu d'histoire à travers le monde
 

 
Les conditions de détention peuvent varier d'un endroit à un autre, mais nous affectent tous
 
Qu’il s’agisse des conditions d'isolement aux États-Unis, ou des prisons surpeuplées dans certains pays d'Afrique et d'Asie ,
 
les conditions de vie des personnes condamnées à mort provoquent fréquemment une déshumanisation au mépris de la dignité des individus.
 
Bien souvent les personnes condamnées à mort deviennent des êtres humains dans lesquels la société n’investit plus.
 
Tout se passe comme si, avant même d’être exécutées, ces personnes n’avaient déjà plus droit à la vie,
 
comme si elles n’étaient plus considérées comme des « êtres humains ».
 
Enfin, les personnes détenues dans les couloirs de la mort ont très peu de contacts avec leurs familles et leurs avocats,
 
étant donné que l’accès aux couloirs de la mort est très restreint.
 
Ainsi, les conditions de détention affectent non seulement les personnes condamnées à mort, mais aussi les familles, les proches
 
La peine de mort en pratique
 

 
• 107 pays ont aboli la peine de mort pour tous les crimes ;
 
• 7 pays ont aboli la peine de mort pour les crimes ordinaires ;
 
• 28 pays sont abolitionnistes en pratique ;
 
• 56 pays sont rétentionnistes ;
 
• 23 pays ont procédé à des exécutions en 2017 ;
 
• Les 5 pays qui ont le plus exécuté au monde en 2017 sont : la Chine, l’Iran, l’Arabie saoudite, l’Irak et le Pakistan.
 

 
Pour celles, ceux qui souhaiteraient s’investir voici par exemple :
 
Ce que vous pouvez faire pour lutter contre la peine de mort
 
1. Ecrire à un prisonnier dans le couloir de la mort
 
2. Envoyer des messages de soutien à leurs proches et avocats
 
3. Organiser une visite de prison en suivant les conseils fournis par la Coalition mondiale
 
4. Organiser un débat public ou une projection de film avec des familles de personnes condamnées à mort, innocentées,
 
avec les avocats, des experts…: utilisez notre kit de mobilisation pour de nombreux conseils pratiques !
 
Participer à un événement organisé par les abolitionnistes à travers le monde
 
5. Organiser une exposition (d'oeuvres d'art de condamnés à mort, de photographies des couloirs de la mort,
 
de dessins, d'affiches) ou montez une pièce de théâtre
 
6. Participer à un événement organisé par les abolitionnistes à travers le monde
 
7. Faire un don à la Coalition mondiale contre la peine de mort ou à tout autre groupe contre la peine de mort
 
8. Suivre et soutenir la campagne sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter : #nodeathpenalty
 
9. Mobiliser les médias pour les sensibiliser à la question de la peine de mort
 
10. Participer à "Cities against the death penalty / Cities for life" le 30/11/2018
 
Appel à initiatives: vous pouvez agir dès maintenant !
 
Le 10 octobre 2018, agissez contre la peine de mort !
 
> Participez aux centaines de manifestations organisées dans le monde
 
Où que vous soyez
 
> En Afrique, en Amérique, en Asie, en Océanie ou en Europe
 
Qui que vous soyez
 
> ONG, enseignants, juristes, élus locaux, députés, artistes, journalistes, responsables religieux, citoyens
 
Quel que soit votre projet
 
> Débat, concert, conférence de presse, manifestation, pétition, activités pédagogiques et culturelles...
 
Avant de poursuivre ici la publication de mes textes élaborés par mes propres soins en  recherches je m’adresse à vous :
 
`Mesdames Messieurs les Administrateurs , Modérateurs , autres membres de ce forum
 
A savoir si vous pensez que  la publication ici même de mon dossier précédemment désigné présente un certain (un brin) d’intérêt
 
pour l’animation du forum , si vous pensez que ce dossier peut générer de votre part des réactions ,
 
des commentaires redonnant un peu de « vie » à ce forum  .
 
Je vous demande dès maintenant avant de poursuivre un mot, une phrase, un avis
 
Qui pèserons dans ma décision de poursuivre ou pas …..
 
Je n’ai pas encore commencé mon enquête , laquelle devrait débuter fin septembre  et se poursuivre pratiquement jusqu'en fin d'année  ?
 
Les publications s’échelonnerons au fur et à mesure d’un sujet traité (je pense)
 
N’ayant pas encore établi un réel « plan de bataille »
 
 
 



Dernière édition par Roberto36 le Ven Sep 21 2018, 08:28, édité 1 fois
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Marie-Hélène

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Jeu Sep 20 2018, 12:00

Trop grave cette question pour y répondre de façon péremptoire!!!!

Une seule réponse en conscience ,me trouvant devant un cas précis,ne pourrais voter la peine de mort pour un individu précis .

Plus difficile est de trouver une solution pour garder en vie un individu dangereux et qui peut récidiver !
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Michel Boisjoly

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Jeu Sep 20 2018, 12:13

La peine de mort étant abolie en France, nous avons 500 prisonniers à perpétuité avec 22 ans incompréhensibles. 40 sont libérés chaque année depuis 15 ans. Aucun n’a récidivé. Le stock se maintient avec des nouveaux. La libération se fait avec l’avis de trois psychiatres puis un tribunal est constitué. La peine de mort est indigne dans une société civilisée.
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Roberto36

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mer Oct 03 2018, 15:42

En aparté et à l'occasion de cette journée Mondiale ,

il m'a été demandé de constituer un dossier relatif à des erreurs judiciaires connues (ou pas)à travers le monde. 

Dans un premier temps j'ai l'intention de me consacrer aux françaises pratiquement les plus connues .

Mon but n'est pas  d'offrir aux opposants matière à remettre en cause ces décisions irréversibles.

Des décisions qui parfois ont "tranché" des têtes .. à tord .

La justice n'est pas infaillible , elle peut se tromper en reconnaissant même ses erreurs (ce qui n'est pas toujours le cas)

Au fil de mes recherches , dans un premier temps depuis la fin de la dernière guerre , seulement je dirais 7 erreurs judiciaires ont été reconnues .

Seulement , oui car il y en a d'autres certainement , ce qui n'est pas très rassurant.
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Marie-Hélène

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mer Oct 03 2018, 16:26

Que faire alors contre les tueurs en série .Ne suis pas non plus pour la peine de mort .Mais que faire dans ce cas là .Ceux qui recidivent ,après avoir purgé leur peine de prison ?
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Rosie

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mer Oct 03 2018, 16:31

Je suis pour la peine de mort pour les violeurs d'enfants ,lorsque je pense ce que ces pauvres petits innocents subissent j'en suis malade .
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Michel Boisjoly

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mer Oct 03 2018, 16:36

Les violeurs d’enfants ont une vie atroce en prison ,ils sont massacrés en taule. Ils ne peuvent quasiment pas sortir de leur cellule.
A ce propos il y a plus de guillotine en France. 
Peut-être souhaitez-vous des exécutions publiques sur le trottoir avec une foule hilare faisant la fête. Franchement c’etait Obscène.
De plus la peine de mort est inefficace. On zigouille par centaines depuis des milliers d’années et les malfrats continuent.
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Claire

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mer Oct 03 2018, 19:16

je suis contre la peine de mort,mais pour quelque chose de grave me touchant,je crois que je voudrai faire ma justice moi même
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Michel Boisjoly

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mer Oct 03 2018, 20:54

Faire justice soi-même n'est pas de la justice mais de la vengeance ,c'est pire .
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Claire

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Jeu Oct 04 2018, 08:31

il se trouve que j'ai l'esprit de vengeance de même que celui de reconnaissance d'ailleurs
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Roberto36

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mar Oct 09 2018, 10:35

Demain mercredi 10 octobre la 16ème Journée mondiale contre la peine de mort aura lieu .

Comme prévu je vais alimenter le sujet au travers de différentes erreurs judiciaires commises depuis la nuit des temps 




René Barjavel – La nuit des temps

Le but n'est pas de faire quelconque procès d'intention . Mais de se remettre en mémoire 

certaines "défaillances" de la justice depuis son origine .



N° 1


La peine de mort en question 

Dans la série des erreurs judiciaires françaises qui ont défrayé les chroniques en leur temps , je commence par une des plus anciennes. 


Nous sommes dans le nord de la France à Douai précisément . 

En l'an 1364 , un dénommé Jean Rayne échevin (1) de Douai (comté de Flandre) commerçant en grains fut pendu victime d'une erreur judiciaire. 

A la tête d'une affaire prospère ce commerçant victime de quelques hommes jaloux insinuèrent qu'il vendait ses grains

avec de fausses mesures plus petites que celles voulues par la loi. 

Dénoncé, arrêté, jugé par le corps du magistrat de Douai, il fut condamné à être pendu et fait mourir. 

Il fut exécuté sans délai par ordre du bailli malgré son appel de sentence auprès du roi.

Cependant, l'innocence de Jean Rayne était de notoriété et son fils Lambert Rayne et son gendre Jean de Ferri portent la cause devant le conseil du roi.

Il fut reconnu condamné injustement et un arrêt du conseil cassa le jugement le 13 juillet 1366 ,

ordonna au magistrat d'aller en chemise blanche, la torche en main, au gibet, d'y faire dépendre le cadavre 

(à cette époque on laissait les cadavres suspendus jusqu'à ce qu'ils tombent en pourriture ou dévorés par les animaux) et

de le porter en l'église Saint-Pierre pour l'inhumer. De plus aux frais des juges, d'ériger une chapelle de Sainte-Croix bien dotée,

pour y célébrer la messe trois fois par semaine.

Le 5 septembre 1368 le roi Charles V rend une ordonnance à Neelles-en-Vermandois réintégrant dans son droit ledit magistrat avec

obligation de payer six mille francs d'or. En outre le magistrat fut dépouillé de tous emplois, privilèges et immunités.

( 1 ) Un échevin était, au Nord de la France au Moyen Âge, un magistrat, nommé par le seigneur pour rendre la justice sur ses terres.




Portrait d'un échevin, Nicolas de Largillierre (Musée des Ursulines de Mâcon)


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Michel Boisjoly

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mar Oct 09 2018, 13:34

René Barjavel – La nuit des temps


SVP lisez ou relisez ce livre sublime .Je l'ai lu en 1965 à Samoëns en 1965 et il reste gravé en ma mémoire .
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Roberto36

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mar Oct 09 2018, 14:16

Michel Boisjoly a écrit:
René Barjavel – La nuit des temps


SVP lisez ou relisez ce livre sublime .Je l'ai lu en 1965 à Samoëns en 1965 et il reste gravé en ma mémoire .


Tout à fait  super
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Roberto36

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Jeu Oct 11 2018, 21:48


N° 2
 
 
La peine de mort en question
 
Dans la série des erreurs judiciaires françaises qui ont défrayé les chroniques en leur temps , voici l'affaire Calas


 

 
Nous sommes en présence d'une affaire judiciaire qui se déroule en 1761/62 à Toulouse.
 
Un conflit religieux entre protestants et catholiques, rendue célèbre par l'intervention de Voltaire.
 
Jean Calas était un commerçant protestant de Toulouse.
 
Une joyeuse histoire de meurtre en famille, agrémentée d'un soupçon de torture et de religion.
 
Le fils ainé des Calas est retrouvé pendu et donc (déduction logique) la famille est accusée de meurtre.
 
Encore plus quand le conseil municipal se laisse convaincre par des voisins un tantinet commères,
 
que le défunt voulait se convertir au catholicisme (la famille était majoritairement protestante).
 
En 1762, le père, Jean Calas, est déclaré coupable sans aucune preuve valable et est soumis au supplice de la roue,
 
une joyeuseté qui consiste à être ficelé sur une roue et à se faire exploser les membres par un bourreau.
 
Histoire d'être glauque jusqu'au bout , on l'achève en l'étranglant. Pour s'assurer qu'il est bien mort, on le brûle aussi.
 
Il n'en fallait pas moins. En 1765, Jean Calas et sa famille sont réhabilités grâce à l'acharnement de leur fils Pierre.
 
Voltaire aussi y est un peu pour quelque chose
 

 
Jean Calas condamné au supplice de la roue.
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Roberto36

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Jeu Oct 18 2018, 11:38

N° 3

En voici une qui a fait grand bruit à l'époque , et dont on parle encore aujourd'hui. 

Affaire du courrier de Lyon



Illustration de l'attaque, gravure par Alphonse de Neuville (in L'Illustration européenne, 1872)

L'affaire du courrier de Lyon est une affaire criminelle française survenue à l'époque du Directoire. 

Dans la nuit du 8 au 9 Floréal an IV (27 au 28 avril 1796), la malle-poste qui va de Paris à Lyon est attaquée, près du village de Vert-Saint-Denis 

(dans l'actuel département de Seine-et-Marne) par cinq individus qui volent l'argent convoyé par cette malle-poste et assassinent les deux postillons.

L'instruction et le procès de l'affaire vont conduire à ce qui a pu être considéré comme une erreur judiciaire avec 

l'exécution du nommé Joseph Lesurques et comme un exemple d'une justice approximative et trop rapide.

Une diligence postale contenant pas mal de pognon est attaquée par une bande de malfrats.

Les deux responsables de la poste sont tués à coups de poignard. 

Victime de sa ressemblance malheureuse avec un des malfaiteurs, Joseph Lesurques est déclaré coupable et condamné à être guillotiné.

Son innocence a été reconnue en 1800, une fois les véritables coupables arrêtés.

Depuis 1867, une loi porte son nom. Elle permet de réhabiliter les condamnés innocents.



 



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Michel Boisjoly

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Jeu Oct 18 2018, 13:20

Il fallait trouver des boucs émissaires.
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Roberto36

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mer Oct 31 2018, 15:16

N° 4- Affaire Roland Agret 

.

Roland Agret,est  né le 2 août 1942 à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme

et mort le 18 septembre 2016 à Vernoux-en-Vivarais, dans l'Ardèche.



Un  Français victime d'une erreur judiciaire.

Il est le fondateur d'Action justice, une association visant à aider les personnes condamnées ayant subi des dysfonctionnements judiciaires.

Accusé à tort d'avoir commis un meurtre en 1970, Roland Agret a passé 7 ans en prison.

 Pour obtenir ce qu'il veut (sa liberté entre autres), il entame une grève de la faim, 

se coupe deux phalanges, avale des manches de fourchettes et se tire une balle dans le pied. 

Aaaah ça, il fait pas dans le léger le Roland. Et il a raison. Il est libéré par grâce présidentielle en 1977 pour raisons de santé .

Originaire de Clermont-Ferrand, il avait été condamné en 1970 à 15 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat d'un garagiste dans le Gard,

 crime pour lequel il n'avait cessé de clamer en son innocence. 

Après une grève de la faim de plus d'un an et l'amputation des phalanges de deux doigts qu'il avait envoyées au garde des Sceaux de l'époque,

 il avait ensuite été libéré par grâce présidentielle en 1977.

En 1985, il est acquitté et réhabilité par la cour d'assises de Lyon.
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Roberto36

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Dim Nov 04 2018, 20:11


N°5-
 
Une affaire de viol peu courante  à l'époque  , alors qu'aujourd'hui ..... = monnaie courante .

 
Affaire de La Roncière :
 
Emile de La Roncière Lieutenant de cavalerie dans l'armée.
 

 
En 1834, l'École de cavalerie de Saumur est commandée par le général de Morell, homme d'influence et proche parent du maréchal Soult,
 
alors Ministre de la Guerre. Le général de Morell vit à Saumur accompagné de sa femme et de sa fille de seize ans, Marie.
 
À plusieurs reprises, celle-ci se plaint de recevoir d'étranges lettres de menaces signées « E. de La R. ».
 
 On soupçonne évidemment Émile de La Roncière, qui nie vigoureusement les faits.
 
La jeune fille est en réalité secrètement amoureuse du brillant lieutenant de cavalerie qui, de son côté, la dédaigne.
 
 Le 24 septembre 1834, Marie de Morell, retrouvée bâillonnée dans sa chambre, affirme avoir subi une tentative de viol de la part du vicomte de La Roncière.
 
C'est le début d'une affaire judiciaire retentissante, car elle mêle deux familles importantes à la Cour des Tuileries,
 
dont l'inimitié remonte à la période napoléonienne.
 
 Le général de La Roncière, cavalier, est en effet connu pour être un ennemi du maréchal Soult, fantassin, dont il méprise l'esprit courtisan.
 
Le vicomte de La Roncière a beau être défendu par Me Gustave Louis Chaix d'Est-Ange et avoir des protections puissantes,
 
 le comte Clément de Ris, son cousin, étant lui-même pair de France, c'est le parti de Morell qui gagne le procès,
 
 alors que les preuves se sont accumulées contre la jeune fille, qui a monté la scène de toutes pièces.
 
Émile de La Roncière est finalement condamné, le 10 juillet 1835, à dix ans de prison par la cour d'assises de la Seine.
 
Le pourvoi en cassation échoue, et huit années passent avant que sa famille ne réussisse à le faire libérer en 1843,
 
et n'obtienne sa réhabilitation définitive en 1849.
 
 Quatorze ans après sa condamnation, l'honneur du vicomte de La Roncière est enfin lavé.
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Roberto36

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mer Nov 14 2018, 18:49


N°6
 
 
Affaire Dreyfus :
 
Ah ! que voilà une affaire des plus célèbres et même l'affaire du XIX è siècle .
 
Un conflit social et politique majeur de la Troisième République  autour de l'accusation de trahison faite au capitaine Alfred Dreyfus .
 
Français de confession juive, le Capitaine Dreyfus injustement accusé  en 1895 d'avoir refilé en douce des documents secrets à l'Empire Allemand.
 
Même un an plus tard, lorsque le coupable est démasqué, Dreyfus est toujours considéré comme le vilain gros traitre.
 
Finalement innocenté ,  Il ne sera réhabilité qu'en 1906. Une histoire qui transpire l'antisémitisme.
 
 
 

 
Alfred Dreyfus, né à Mulhouse le 9 octobre 1859, et mort à Paris le 12 juillet 1935,
 
ÉMILE ZOLA et  L'AFFAIRE DREYFUS
 
Je pense que beaucoup d'entre vous ont lu le livre : J'accuse , voir également le film
 
Le 13 janvier 1898, un article retentissant paraît dans le journal L’Aurore, intitulé « J’Accuse… ! ».
 
Zola y prend nommément à partie les principaux responsables de la condamnation du capitaine Dreyfus.
 
Il n’ignore pas qu’il court le risque d’un procès en diffamation, mais son coup de génie est de comprendre que
 
c’est là le moyen de porter l’Affaire au grand jour – et devant la magistrature civile.
 
C’est ce qui advient : condamné, Zola est contraint de s’exiler, mais « la Vérité est en marche ».
 
Cette lettre ouverte au président de la République n’est que le moment le plus célèbre de l’action déployée par le romancier en faveur de Dreyfus.
 
Lui-même réunit en 1901 ses différentes interventions dans un ouvrage, La Vérité en marche.
 
Elles sont ici reprises et redéployées de manière pleinement chronologique, et enrichies de nombreuses autres pages.
 
On y trouve une véritable leçon de lucidité et d’éthique politique.
 
Édition d’Henri Mitterand.
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Michel Boisjoly

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mer Nov 14 2018, 20:16

C'est exact que les militaires ont été ignobles envers Dreyfus  pour protéger et innocenter Esterhazy .Cependant c'est grâce à un autre miltaire ,Picquard qu'il a été innocenté et libéré . Dreyfus était un être falot ,sinon l'affaire aurait été plus importante . 
A propos d'antisémitisme réel certes ,il faut relativiser car l'armée française était la seule à avoir des officiers juifs dans ses rangs ,ce qui est à noter.
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Roberto36

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mar Nov 20 2018, 10:38

N° 7

Affaire Patrick Dils :



En 1989, Patrick Dils est soupçonné du meurtre de deux jeunes enfants et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. 

Les responsables de l'enquête sont convaincus de sa culpabilité et ne prêtent pas attention à certains détails.

C'est vrai que la présence de Francis Heaulme sur les lieux du crime le soir du meurtre n'avait pas de quoi inquiéter les enquêteurs...même pas un petit peu.

Patrick Dils aura donc poireauté en prison pendant 17 ans avant d'être acquitté en 2002.


Le 28 septembre 1986, Patrick Dils, alors âgé de 16 ans, découvre le corps de 2 enfants assassinés près de chez lui. 

Il passera 15 ans en prison pour ce double crime avant d’être acquitté.

Patrick Dils est né le 30 juin 1970 à Montigny-lès-Metz. Il est issu d’une famille de deux enfants dont il est l’aîné.

Les Dils vivaient à coté d’une voie ferrée, l’express Paris-Metz.

Le 28 septembre 1986, la famille Dils revenait de leur maison de campagne après y avoir passé le weekend. Arrivé chez eux, 

Patrick Dils alla se promener vers la voie ferrée.

C’est là qu’il découvrit deux cadavres de jeunes garçons de huit ans. 

La mort avait été causée par des coups de pierre sur la tête. Patrick Dils n’avait que 16 ans à cette époque.

Patrick Dils fut interpellé par la Police pour les besoins de l’enquête. 

Puis il fut mis en garde à vue pour trente six heures. Finalement il fut inculpé d’homicides volontaires sur les deux garçons.

Après de vifs interrogatoires répétés, Patrick Dils avoua avoir commis les meurtres, sans connaître la raison de ces actes.

En janvier 1989, la Cour le condamna à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre.

Cependant, Patrick Dils avoua à son avocat être innocent, même si devant la juge d’instruction il réitéra sa culpabilité. 

D’après ses parents, il ne se rendait pas compte des conséquences de ses doubles aveux.

Sept mois après les faits, personne n’avait trouvé de réponses claires à ce double meurtre.

Il semble que l’inspecteur de police qui était chargé de l’enquête orienta alors ses recherches pour démontrer la culpabilité de Patrick Dils.

Les parents de ce dernier étaient convaincus que cet inspecteur et la juge d’instruction à cette époque avait besoin d’un coupable pour clore l’enquête.

En dépit de la condamnation de Patrick Dils, ses avocats continuèrent de chercher des moyens pour prouver son innocence. 

En juillet 1990, Les parents de Patrick Dils formulèrent une demande en révision auprès de la Cour de cassation. 

Mais elle fut rejetée, faute de nouveaux éléments.

En mai 1994, Patrick Dils demanda au Président de la République française, François Mitterrand, de lui octroyer une grâce présidentielle. 

Mais ce dernier répondit qu’il n’accordait jamais de grâce à un meurtrier d’enfants.

Rebondissement en 1997 quand il fut confirmé que le tueur en série Francis Heaulme était présent dans la région au moment des meurtres

En octobre 1997, de nouveaux faits marquèrent l’affaire. 

L’adjudant de la gendarmerie, Jean François Abgrall, enquêteur en charge du dossier de Francis Heaulme, 

un tueur en série, remettait en examen ce dernier pour une autre affaire. 

Il était condamné pour homicide et détenu à la maison d’arrêt de Brest.

L’adjudant rédigea un procès verbal relatant des propos troublants de Francis Heaulme. 

Ce dernier avait avoué être présent sur les lieux du crime de Montigny-lès-Metz ce jour là. 

Il précisa qu’il était passé du côté de la voie ferrée à vélo et que deux enfants lui avaient jeté des pierres. 

Un peu plus tard, il était repassé le long de la voie et avait découvert le corps de deux enfants non loin des poubelles et des wagons. 

Mais il ne reconnu pas être le meurtrier de ces enfants.

Pourtant, les enfants ont été tués d’une manière très similaire à celle utilisée par Francis Heaulme pour ses autres meurtres.

Sans pourtant faire de lui un assassin, les éléments nouveaux apportés par le témoignage de Francis Heaulme, remettaient en cause la culpabilité de Patrick Dils.

Le 27 mars 1998, l’avocat Jean-Marc Florand reformula une requête en révision auprès de la Cour de Cassation. 

Cette dernière accepta la requête en se fondant sur l’existence d’éléments nouveaux. 

Le magistrat désigné par la Cour, interrogea Francis Heaulme et obtint de nouvelles informations renforçant les propos inscrits dans le procès verbal.

En septembre 1986, Francis Heaulme était employé dans une entreprise se trouvant juste à 400 mètres de l’endroit du double meurtre. 

Il reconnu avoir vu les deux enfants à l’endroit même du crime, et avoir reçu les coups sur la tête.

En 1999, la commission décida alors de soumettre à nouveau le dossier de Patrick Dils devant la chambre criminelle de la Cour de cassation. 

Puis en 2001, la Cour décida d’annuler les charges portées sur Patrick Dils mais ne lui permit pas de recouvrir sa liberté, en attendant de rejuger l’affaire.

En 2002, le procès de cette affaire se tint pour une troisième fois. Devant la barre, Patrick Dils relata les endurances vécues en prison. 

Il a été torturé, tabassé et violé.

Dans cette affaire, sa culpabilité n’avait été fondée que sur des aveux de sa part, sans qu’aucune preuve ni témoin oculaire n’ait pu confirmer ses dires.

En plus, des incohérences se trouvaient dans le dossier initial. 

Par exemple, il était établi que les enfants étaient décédés vers 17h alors que Patrick Dils ne rentra chez lui ce jour là que vers 18h45.

Les membres du jury statuèrent sur l’affaire et décidèrent d’acquitter Patrick Dils.

Le soir de son acquittement, le 24 avril 2002 à 22h 10, il sortit de prison après avoir passé quinze longues années en détention à cause d’une erreur judiciaire.

Devant les journalistes ainsi que sa famille, il exprima son bonheur et son soulagement d’être remis en liberté.

Cependant, en 2007, Francis Heaulme, le tueur en série, qui était officieusement tenu pour responsable du meurtre des deux enfants, bénéficia d’un non lieu.

Les traces d’ADN relevées à l’endroit du meurtre et sur les victimes ne correspondaient pas à celles retrouvées sur son pantalon.

Les charges portées à l’encontre de Francis Heaulme étaient trop faible, d’autant que ce dernier a toujours nié. 

Cela remet de nouveau le doute sur l’affaire du double meurtre.

Mais selon les spécialistes en criminologie, Francis Heaulme avait intérêt de nier ce crime, malgré ces multiples condamnations précédentes. 

En effet, les relations qu’il continue à entretenir avec sa sœur risquait de cesser s’il était coupable de ces deux infanticides.

Sur la question de l’indemnisation de Patrick Dils suite à l’erreur judiciaire, 

l’État français lui octroya la somme d’un million d’euros à titre de dédommagement pour tout préjudice subi.

Malgré son non lieu en 2007, Francis Heaulme fut jugé pour ce double meurtre en 2017, soit plus de trente ans après les faits. 

Il fut condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le double infanticide de Montigny-les-Metz.
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Roberto36

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mer Nov 28 2018, 10:32

L'affaire Rida Daalouche



Rida Daalouche a été victime d’une erreur judiciaire dans une affaire de meurtre. 

Il a été condamné à 14 ans de réclusion le 12 avril 1994.

Il fut acquitté le 8 mai 1999 grâce à la révision de son dossier.

Que faisait Rida Daalouche le soir du 29 mai 1991 ? 

En ville, l’Olympique de Marseille joue la finale de Coupe d’Europe contre l’Étoile rouge de Belgrade.

Dans un bar de la ville de Marseille, une bagarre entre trois hommes éclate.

Un de ces trois hommes est gravement blessé, un revendeur de drogue âgé de 26 ans qui succombera à ses blessures : 

C’est Abdelali Gasmi, égorgé à coups de tessons de bouteille. Les deux autres hommes ont pris la fuite.

Très rapidement, les soupçons se dirigent sur un tunisien toxicomane connu de la police pour des histoires de drogue : Rida Daalouche.

L’enquête démarre mais s’étale dans le temps avec pour seule piste, les soupçons sur Rida Daalouche.

Le soir du crime, la police n’a pu relever d’indice car le bar a été rapidement refait et aucune trace n’a été trouvée sur les débris de verre.

Au cinquième mois de recherche, un cousin de la victime accusa Rida Daalouche d’être l’auteur du meurtre.

Ce cousin tira ses informations d’un certain Kuder. Selon lui, Rida aurait vendu 50g d’héroïne à Abdelali Gasmi, 

la victime, que ce dernier n’aurait pas payé. Cependant, Kuder implique Rida alors que le frère de Kuder 

a été condamné pour dix sept ans d’emprisonnement pour une affaire dans laquelle Rida l’avait conseillé de se rendre.

Lors de l’enquête, Rida Daalouche ne fait qu’aggraver son cas avec des explications contradictoires. 

Pour sa défense, il invoque qu’il était en compagnie d’une connaissance à Perpignan, qui rendait visite à son mari incarcéré. 

Mais les policiers découvrirent que l’homme en question ne se trouvait pas en prison ce jour là.

A la fin de l’enquête, Rida Daalouche déclare finalement ne pas se souvenir de ce qu’il faisait ce soir là.

Adeptes de stupéfiants, Rida Daalouche avait les facultés atténuées lors de l’enquête. Il n’était donc pas en mesure de révéler son emploi du temps exact.

Il ne cesse alors de clamer son innocence, malgré le fait qu’il ne se souvienne plus de l’endroit où il se trouvait le jour du meurtre

Ses parents auditionnés déclarent que Rida Daalouche était avec eux le jour du meurtre en regardant le match de football à la télévision.

Les témoins présents lors de la bagarre n’ont pas tous les mêmes versions des faits. 

Finalement, devant tant de contradiction, les enquêteurs concluent que les témoignages de toutes les personnes auditionnées,

ainsi que ceux de la famille de Rida Daalouche, ne sont pas fiables. Pour la Police, Rida Daalouche est le coupable de ce crime.

De son côté, le juge d’instruction chargé de l’affaire, lui aussi convaincu de sa culpabilité, ordonne sa détention le 12 novembre 1991.

La cour d’assises des Bouches-du-Rhône le déclare coupable de meurtre sur la personne de Abdelali Gasmi,

même si l’enquête ne permet pas d’en avoir la certitude.


Depuis l’acquittement de Rida Daalouche, le vrai coupable du meurtre demeure inconnu.
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Michel Boisjoly

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mer Nov 28 2018, 13:37

Souvenez-vous de Dominique Baudis maire de Toulouse accusé de viol et de complicité de meurtre mis au ban de la société. La tête au bout d'une pique n'était pas loin. Heureusement pour lui ,il est filmé à l'assemblée nationale le jour à l'heure de l'accusation. La rumeur ,la rumeur.
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Rosie

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mer Nov 28 2018, 13:40

Mais pour combien qui ont vraiment quelque chose à se reprocher !!!
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Michel Boisjoly

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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    Mer Nov 28 2018, 13:48

Donc on peut guillotiner les innocents,dommage collatéral sans importance.
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MessageSujet: Re: La peine de mort en question    

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La peine de mort en question
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