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 les rendez-vous de l'histoire

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Roberto36

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MessageSujet: les rendez-vous de l'histoire   Dim 12 Aoû - 11:41

Sous ce chapitre: 
 

 
Depuis mon entrée au collège , j'ai toujours été passionné par l'histoire (pas les histoires) .
 
Toujours dans le concept de ma curiosité , j'étais friand de découvrir : La Vie d'Avant .
 
C'est pourquoi ici je vais regrouper :
 

 
 
 
 
 
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Roberto36

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MessageSujet: Re: les rendez-vous de l'histoire   Dim 12 Aoû - 11:41


LE CARCAN ET la guillotine
 
« Quand a-t-on supprimé la guillotine et le carcan ?
 
Quand la peine de mort a-t-elle été abolie en France ?
 
A-t-elle été commuée en détention à perpétuité ? »
 

 
 
 
Au Moyen-Âge, le condamné était exposé « au regard du peuple », à titre d’exemple. Il devait donc porter le carcan durant une période plus ou moins longue, selon le délit commis. L’exécuteur des basses œuvres l’attachait à une planche percée de trois trous pour lui emprisonner la tête et les deux mains. Selon la gravité des faits qui l’accusaient, il pouvait être libéré ou exécuté par strangulation. La planche inférieure horizontale était alors maintenue à une hauteur qui lui était supérieure. Si nécessaire, le corps était encore lesté avec des pierres fixées aux pieds. Cette lourde peine fut supprimée par décret, le 12 avril 1848.
 
Mais jusqu’à la Révolution, le carcan ne fut qu’un moyen d’exécution parmi d’autres, ce qui fit réagir Joseph Guillotin (1738-1814), médecin et homme politique. En 1791, il demanda à l’Assemblée nationale un même traitement pour exécuter le coupable, quel que soit son rang et sans souffrances inutiles. Car les nobles étaient décapités au sabre, les roturiers à la hache, les criminels d’État écartelés, les hérétiques condamnés au bûcher, les voleurs flagellés ou pendus, les faux-monnayeurs bouillis vifs.
 
Guillotin proposa un instrument que l’on appela guillotine. Il l’avait mis au point avec un célèbre chirurgien messin, Antoine Louis (1723-1792), qui avait suggéré de biseauter la lame pour rendre la décapitation immanquable et rapide. La sinistre machine fut surnommée un temps la Louison ou encore la Louisette. Fabriquée par le facteur de clavecin prussien Tobias Schmidt (1768-1821), la guillotine servit pour la première fois le 25 avril 1792 pour décapiter un voleur, Nicolas Jacques Pelletier. Elle fut utilisée pour la dernière fois pour exécuter un Tunisien, Hamida Djandoubi, condamné pour meurtre. L’exécution eut lieu à la prison des Baumettes à Marseille le 10 septembre 1977.
 
La loi portant abolition de la peine de mort est entrée en vigueur le jour de sa publication au Journal Officiel, le 10 octobre 1981. Son article 9 précise que « les condamnations à la peine de mort prononcées après le 1er  novembre 1980 seront converties de plein droit suivant la nature du crime concerné en condamnations à la réclusion criminelle à perpétuité ou en condamnations à la détention criminelle à perpétuité ». Sur proposition de M. Robert Badinter, garde des Sceaux, le projet de loi fut adopté en conseil des ministres le 26 août 1981, puis par l’Assemblée nationale le 18 septembre et par le Sénat le 30 septembre.
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Roberto36

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MessageSujet: Re: les rendez-vous de l'histoire   Dim 12 Aoû - 13:29


La révolution en héritage…
 
à Saint Pétersbourg, ville berceau de la Russie , on célèbre beaucoup le faste des tsars et un peu l’esprit d’octobre 1917 quand une poignée de bolcheviks changèrent la face du monde.
 

 
 

 
Sous les ors fastueux de l’Ermitage, une exposition temporaire retrace la montée en puissance du bolchevisme,
la création d e soviets dans les villages et les quartiers, l’abdication de Nicolas II et l’avènement du communisme soviétique en octobre 1917.
Un magistral son et lumière sur les façades du musée de l’Ermitage balaie l’épopée des tsars avec faste et musique symphonique.
 
 

 
Saint-Pétersbourg ne manque pas d’atouts historiques pour attirer des millions de touristes. Mais au dernier moment, la municipalité a renoncé à célébrer la révolution.
 
Par Alain Dusart
La glace n’a pas encore emprisonné les eaux noires de la Neva. Les splendides palais de Saint-Pétersbourg se reflètent sous le pont de la Trinité, élégant ouvrage d’art jumeau du pont Alexandre III à Paris. À l’horizon, se détache un bâtiment austère hérissé d’antennes, le siège de l’ex-KGB où Vladimir Poutine fit ses armes. Le fameux pont s’appelait au XXe  siècle le pont Sergueï Kirov, du nom d’un bolchevik historique que l’ogre de la dictature prolétarienne, Joseph Staline, gomma de la photo des Soviets bienheureux. Cet assassinat donna le signal des purges. Dans cette Venise slave, l’histoire est en perpétuel chantier. Et chacun y trouve sa source d’inspiration, quitte à la relire à sa guise, en fonction de sa sensibilité. Rebaptiser les splendides églises orthodoxes, les monuments, le nom de la ville, Pétrograd jusqu’en 1917, puis Léningrad jusqu’à la perestroïka de Gorbatchev, est un sport national. À l’inverse, Staline est banni des oripeaux urbains, à défaut de la mémoire collective tant il hante l’inconscient russe. Parfois, au détour d’une déambulation entre les limousines des nouveaux riches et les enseignes de marque de luxe à la mode, on tombe sur la rue Marat ou le quai Robespierre renommé en 2014 quai de la Résurrection. Dans l’imaginaire bolchevik, les martyrs de la révolution française étaient des icônes.
Une commémoration du bout des lèvres
Longtemps, la France a exercé un certain magnétisme sur les Russes. À la cour, la noblesse parlait français. C’était d’un chic consommé. Au début du XXe  siècle, l’étoile des Romanov pâlit. En cette année du centenaire, au choix de la révolution ou de la chute de la dynastie, les Russes oscillent dans leur célébration. Un magistral son et lumière sur les façades du musée de l’Ermitage balaie l’épopée des tsars avec faste et musique symphonique. En revanche, l’allégorie révolutionnaire est plus sombre et ponctuée de coups de tonnerre. Il est vrai que la ville a refusé une commémoration officielle. À l’entrée de l’Ermitage, cinq salles retracent les événements avec une certaine retenue. Dans les appartements communautaires reconstitués dans une aile du palais Roumiantsev, la thématique du rouge révolutionnaire est déclinée avec des affiches de propagande et des peintures kitsch du réalisme soviétique. D’évidence, la nostalgie bolchevique n’enlumine pas le récit national.
À Saint-Péterbourg, ville-musée grouillante et raffinée, les vendeurs de rue ne proposent pas de tee-shirts avec la faucille ou le marteau. Bien entendu, il reste une ou deux statues de Lénine ou son bureau au musée de la révolution, mais pour les souvenirs, on vous propose surtout des poupées russes à l’effigie de Poutine, ou des tee-shirts où il pose, viril, avec ce slogan, « Le plus gentil des hommes ». Lors de la prochaine présidentielle, sa quatrième et dernière, en théorie, il affrontera toujours un candidat communiste, et peut-être l’évanescente Ksenia, la plus anti-Poutine des bimbos russes, fille de l’ancien maire Anatoli Sobtchak. En Russie, seuls les ultimes vétérans de 39/45 veulent ressortir le drapeau rouge à l’occasion des cérémonies patriotiques.
Prudence néanmoins car les apparences sont trompeuses. Les Russes désapprouvent les dérives de l’ultra-capitalisme. L’insolente réussite des oligarques leur rappelle chaque matin que sous les tsars, 2 % de la noblesse possédait 90 % des richesses. La révolution a d’ailleurs commencé en février 1917 par la révolte du pain emmenée les femmes. Le 23, les babouchkas sont dans la rue, le 26, la Douma est dissoute et le tsar donne l’ordre de restaurer. Il y aura plus de 1.500 morts dans les rues de Saint-Pétersbourg. Non seulement la révolte gronde encore, mais en coulisse, depuis 1905, les premiers Soviets emmenés par Léon Trosky ont préparé le grand soir. Le 2 mars, Nicolas II, lâché par ses généraux, abdique. Le lendemain, son frère refuse le trône et le 3 avril, Lénine arrive en train de Suisse via la Suède. Il débarque en gare et harangue la foule. Ils étaient 4.000 bolcheviques en février 17, on en comptera 400.000 en octobre pour le bouquet final de cette insurrection. Une fois de plus, une minorité d’audacieux aura fait l’histoire. Pour le meilleur, la justice sociale, et le pire, les dérives de la dictature du prolétariat. Le penseur allemand Karl Marx rêvait que la Russie soit le laboratoire de ses théories collectivistes. Un siècle après, deux millions de Chinois font le pèlerinage sur ces terres, là où commença le grand soir de l’émancipation des masses. Mais la guide Svetlana Ivanova le confirme. Ces intrépides de l’empire du Milieu ne dansent pas sur le cratère rougeoyant du communisme mais se pâment plutôt dans les palais baroques où scintillent les paillettes d’un tsarisme de conte de fée.
 
 
 
 
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Michel Boisjoly

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Localisation : Paris

MessageSujet: Re: les rendez-vous de l'histoire   Dim 12 Aoû - 13:39

La Russie existait des siècles avant  Saint Petersbourg. A ce propos la révolution d’octobre a commencé le 7 novembre.
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Roberto36

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MessageSujet: Re: les rendez-vous de l'histoire   Mar 14 Aoû - 8:33


Sur les sentiers de la Grande Guerre
 
Des réserves américaines aux tranchées de l’Argonne, étonnante épopée des volontaires Osages, Quapaws, Sioux, Cherokees et autres Cheyennes.
 
 

 
Richard Blue Earth, Sioux Iakota enrôlé en 1917 comme tireur d’élite. Il trouvera la mort en octobre 1918 dans la forêt d’Argonne. Selon la presse nord-américaine qui n’hésite pas à tomber dans les pires clichés, en « combattant un ennemi plus sauvage que lui-même l’Indien acquiert les bases essentielles de la civilisation ».
 
 

 
 
Le chef des Crows, Plenty Coups, avec le maréchal Foch lors de son voyage dans l’Ouest américain en 1921. Photos extraites de l’ouvrage « Sur les sentiers de la Grande Guerre ».
 
Qu’est-ce qui a bien pu pousser Joseph Standing Buffalo, jeune Sioux de 20 ans, issu d’une lignée prestigieuse, à venir s’enrôler pour combattre dans une guerre qui ne le concernait ni le touchait en rien ? Petit-fils du grand chef Sitting Bull, celui-là même qui a battu le général Custer à Little Big Horn, en 1876, il est un des 4.000 Indiens du corps expéditionnaire canadien (un Amérindien sur trois). À ce contingent, il faut rajouter, trois ans plus tard, un peu plus de 17.000 Natives, issus, cette fois-ci, des États-Unis. Parmi eux, beaucoup sont volontaires ce qui est assez remarquable quand on sait la difficulté morale que peut éprouver un homme « resté asservi » à se battre pour son maître. Le massacre de Wounded Knee, il ne faut pas l’oublier, remonte à 27 ans ! C’est dire que la motivation première, au-delà de la solde ou de la prime d’engagement, est le fort sentiment patriotique qui les anime !
 
Tout n’a pas été pourtant simple. Au Canada, dominion britannique, les Indiens ne sont pas soumis aux devoirs militaires. Sceptiques quant à leur valeur combative, les responsables militaires sont convaincus que tuer un blanc, fut-il ennemi, doit rester un privilège réservé… aux blancs. « Sauvages », Noirs et Asiatiques ne sont donc pas autorisés, dans un premier temps, à s’enrôler. Mais, les pertes étant de plus en plus lourdes, fin 1915, le corps expéditionnaire finit par les accepter officiellement dans ses rangs.
 
Aux États-Unis, jamais personne n’a songé à contester aux Peaux-Rouges le droit de servir aux côtés des « croisés de la démocratie ». Cependant, il se posait un problème juridique concernant leur statut : la moitié des Indiens n’ayant pas la citoyenneté américaine, il a été décidé de l’octroyer à tous les volontaires qui ne l’avaient pas…
 
Leurs langues serviront à des messages codés
Une fois accepté le principe de leur incorporation, un nouveau problème dut être tranché : fallait-il créer des unités spécifiquement indiennes ou, au contraire, amalgamées au reste de l’armée ? Au Canada, la loi fédérale interdit les premières. Cela n’empêchera pas la constitution d’unités homogènes. Aux États-Unis, le ministre de la Guerre imposa l’intégration.
 
Le séjour en terre française constituera, évidemment, une épreuve interculturelle et humaine : les paysages plus étriqués, le culte voué au pinard ainsi qu’une certaine liberté des mœurs ont de quoi surprendre. Le Lakota Guy Dull Knife, dans une lettre à sa famille, ne cache pas sa surprise : « Les femmes font leur lessive à la main en parlant beaucoup et riant très fort ». Surtout, ils découvrent un pays peuplé de blancs plutôt tolérants…
 
Toutefois, la principale épreuve est ailleurs, sur le front, essentiellement en Lorraine. Fins tireurs, éclaireurs exceptionnels, leurs qualités de chasseurs résistants et rusés trouvent à s’employer tout naturellement au combat. Leurs langues serviront à des messages codés. Mais comme les Poilus et Sammies, ils vont vivre le douloureux apprentissage d’une guerre moderne, grelottant au fond des tranchées, rampant sur le no man’s land, subissant bombardements et gaz. On tue désormais l’ennemi à grande échelle, à grande distance, sans nécessairement le voir.
 
Et comme partout dans un monde dévasté par la guerre, à l’euphorie de la victoire va succéder désillusion, amertume et souffrances. Ni les beaux discours ni les médailles ne permettent de trouver un travail, de reconstruire un environnement profondément dégradé d’autant plus que les conditions sanitaires dans les réserves se sont dégradées. Angoisses et cauchemars qu’on exorcise souvent dans l’alcool, l’errance ou la délinquance sont le lot des anciens combattants. Les Indiens n’échappent pas à ce triste sort, surtout ceux meurtris profondément dans leur chair. En outre, l’Amérique reste le pays de la discrimination raciale institutionnalisée. Au Canada, plusieurs Indiens ont constaté que leurs terres avaient été attribuées à d’anciens combattants blancs… La reconnaissance de la patrie s’est bien arrêtée en 1918.
 
Source : « Sur les sentiers de la Grande Guerre », Jacques Rouzet, Nuage Rouge/OD Éditions.
 
 
 
 
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Michel Boisjoly

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MessageSujet: Re: les rendez-vous de l'histoire   Mar 14 Aoû - 9:46

Il me semble que les cimetières américains avec des Indiens sont au Luxembourg. A vérifier. Les Indiens sont toujours des citoyens de seconde zone. Ils doivent renoncer à leur identité pour prétendre à devenir américains,sinon pas de droit de vote et écoles à part. Pour être passé dans des réserves indiennes,je peux vous dire que c’est d’une profonde tristesse,et pourtant ces natives sont les premiers occupants.
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Roberto36

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MessageSujet: Re: les rendez-vous de l'histoire   Mer 15 Aoû - 9:35



 
Mars, en grec Arès
 
 
 
L'Olympe

 
 
Mars au reposMars ou Arès, c'est-à-dire le brave, était fils de Jupiter et de Junon. Les poètes latins lui donnent une autre origine. Jalouse de ce que Jupiter avait mis au monde Minerve, sans sa participation, Junon avait voulu, à son tour, concevoir et engendrer. La déesse Flore lui indiqua une fleur qui croissait dans les campagnes d'Olène en Achaïe, et dont le seul contact produisait ce merveilleux effet. Grâce à cette fleur, elle devint mère de Mars. Elle le fit élever par Priape, de qui il apprit la danse et les autres exercices du corps, préludes de la guerre.
 
Les Grecs ont chargé l'histoire de Mars d'un certain nombre d'aventures.

Allyrothius, fils de Neptune, ayant fait violence à Alcippe, fille de Mars, ce dieu la vengea en tuant l'auteur du crime. Neptune, désespéré de la mort de son fils, assigna Mars en jugement devant les douze grands dieux de l'Olympe, qui l'obligèrent à défendre sa cause. Il la défendit si bien qu'il fut absous. Le jugement eut lieu sur une colline d'Athènes appelée depuis l'Aréopage (colline de Mars), où s'établit le fameux tribunal athénien.
 
Ascalaphus, fils de Mars, qui commandait les Béotiens au siège de Troie, ayant été tué, le dieu courut le venger lui-même, malgré Jupiter qui avait défendu aux dieux de prendre parti pour ou contre les Troyens. Le roi du ciel eut un accès de colère furieuse, mais Minerve l'apaisa, en promettant de soutenir les Grecs. En effet, elle excita Diomède à se battre contre Mars, qui fut blessé au flanc par la lance de ce héros. C'est Minerve qui avait dirigé le coup. Mars, en retirant l'arme de sa blessure, jette un cri épouvantable, et aussitôt il remonte dans l'Olympe au milieu d'un tourbillon de poussière. Jupiter le gourmande sévèrement, mais ne laisse pas d'ordonner au médecin des dieux de guérir son fils. Péon met sur sa blessure un baume qui le guérit sans peine, car, dans un dieu, il n'y a rien qui soit mortel.
 
Homère et Ovide ont raconté les amours de Mars et de Vénus. Mars s'était mis en garde contre les yeux clairvoyants de Phébus, qui était son rival auprès de la belle déesse, et avait placé en sentinelle Alectryon, son favori ; mais, celui-ci s'étant endormi, Phébus aperçut les coupables et courut prévenir Vulcain. L'époux outragé les enveloppa dans un réseau aussi solide qu'invisible, et rendit tous les dieux témoins de leur crime et de leur confusion. Mars punit son favori, en le métamorphosant en coq ; depuis cette époque, cet oiseau tâche de réparer sa faute, en annonçant par son chant le lever de l'astre du jour. Vulcain, à la prière de Neptune, et sous sa caution, défait les merveilleux liens. Les captifs, mis en liberté, s'envolent aussitôt, l'un dans la Thrace, son pays natal, l'autre à Paphos, dans sa retraite préférée.
 
Les poètes donnent à Mars plusieurs femmes et plusieurs enfants. Il eut de Vénus deux fils, Deimos et Phobos (la Terreur et la Crainte), et une fille, Hermione ou Harmonie, qui épousa Cadmus. Il eut de Rhéa Romulus et Rémus ; de Thébé, Evadné, femme de Capanée, un des sept chefs thébains ; et de Pirène, Cycnus qui, monté sur le cheval Arion, combattit contre Hercule et fut tué par ce héros. Les anciens habitants de l'Italie donnaient à Mars, pour épouse, Néréine.
 
Ce dieu a pour sœur ou pour femme Bellone. C'est elle qui attelait et conduisait son char ; la Terreur (Deimos) et la Crainte (Phobos) l'accompagnaient. Les poètes la dépeignent au milieu des combats, courant ça et là, les cheveux épars, le feu dans les yeux, et faisant retentir dans les airs son fouet ensanglanté.
 
Comme dieu de la guerre, Mars est toujours accompagné de la Victoire. Cependant, il n'était pas toujours invincible.
 
Son culte paraît avoir été peu répandu chez les Grecs. On ne parle d'aucun temple élevé en son honneur, et l'on ne cite que deux ou trois de ses statues, en particulier celle de Sparte, qui était liée et garrottée, afin que le dieu n'abandonnât pas les armées durant la guerre.
 
Mais, à Rome, Mars était tout spécialement honoré. Dès le règne de Numa, il eut au service de son culte et de ses autels un collège de prêtres, choisis parmi les patriciens. Ces prêtres, appelés Saliens, étaient préposés à la garde des douze boucliers sacrés, ou anciles, dont l'un, disait-on, était tombé du ciel. Tous les ans, à la fête du dieu, les Saliens, portant les boucliers, et vêtus d'une tunique de pourpre, parcouraient la ville en dansant et sautant.
 
Leur chef marchait à leur tête, commençait la danse, et ils en imitaient les pas. Cette procession très solennelle se terminait au temple du dieu par un somptueux et délicat festin. Parmi les temples nombreux que Mars avait à Rome, le plus célèbre fut celui qu'Auguste lui dédia sous le nom de Mars Vengeur.
 
On lui offrait comme victimes le taureau, le verrat, le bélier, et, plus rarement, le cheval. Le coq et le vautour lui étaient consacrés. Les dames romaines lui sacrifiaient un coq le premier jour du mois qui porte son nom, et c'est par ce mois que l'année romaine commença jusqu'au temps de J. César.
 
Les anciens Sabins l'adoraient sous l'effigie d'une lance (Quiris) : d'où le nom de Quirinus donné à son fils Romulus, et celui de Quirites employé pour désigner les citoyens romains.
 
Il y avait à Rome une fontaine vénérée et spécialement consacrée à Mars. Néron s'y baigna. Ce mépris des croyances populaires ne fit qu'augmenter l'aversion qu'on éprouvait pour ce tyran. À dater de ce jour, sa santé étant devenue languissante, le peuple ne douta point que, par son sacrilège, il s'était attiré la vengeance des dieux.
 
Les anciens monuments représentent le dieu Mars d'une manière assez uniforme, sous la figure d'un homme armé d'un casque, d'une pique et d'un bouclier ; tantôt nu, tantôt en costume de guerre, même avec un manteau sur les épaules. Quelquefois il porte toute sa barbe, mais le plus souvent il est imberbe, et parfois il tient à la main le bâton de commandement. Sur sa poitrine, on distingue l'égide avec la tête de Méduse. Il est tantôt monté sur son char traîné par des chevaux fougueux, tantôt à pied, toujours dans une attitude guerrière. Son surnom de Gravidus signifie : « celui qui s'avance à grand pas ».
Le mardi, jour de la semaine, lui était consacré (Martii dies)
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