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 L'Art au quotidien

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Roberto36

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Localisation : Montbéliard

MessageSujet: L'Art au quotidien    Sam 11 Aoû - 22:49


Mon sujet  L’Art au quotidien
 
 
L'art et rien que l'art, que nous enseigne l'art ?
 
En lui-même l'art n'a que peu de choses à nous dire , et encore moins à nous apprendre .
 
Il est dit-on fait pour le pur plaisir , tout en n'étant qu'une expression subjective de l'artiste .
 
Et pourtant ces affirmations sont fausses , c'est tout son contraire et c'est ce que je vous propose de démontrer.
 
Ici je vais essayer (preuves à l'appui) de vous montrer la réalité  et de dévoiler la vérité .
 
J'ai fait mienne cette citation :
 
 
L'art et rien que l'art, nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité.
 
Friedrich Nietzsche
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Roberto36

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Localisation : Montbéliard

MessageSujet: Re: L'Art au quotidien    Sam 11 Aoû - 22:55


Aujourd'hui : "Des mensurations parfaites"
Où l’on fait la connaissance d'un homme idéal.



Léonard de Vinci, L’Homme de Vitruve, 1492, plume et encre sur papier, 34,3 x 24,5 cm, Galerie de l’Académie, Venise

C’est l’une des œuvres les plus célèbres de Léonard de Vinci : 
le dessin d’un homme nu, dont les membres dédoublés s’inscrivent à la fois dans un carré et dans un cercle. 
L’Homme de Vitruve fascine et laisse songeur… Qu’est-ce qui se cache derrière ce chef-d’œuvre de la Renaissance italienne ?
C’est bien simple, pour Léonard, voilà l’homme idéal ! Il l’a représenté avec des proportions calculées de manière mathématique, 
pour que son corps puisse s’inscrire dans les deux formes géométriques "parfaites" que sont le carré et le cercle. Même son nombril est au centre du cercle !



Détail de l'œuvre

Par ce dessin, Léonard de Vinci illustre la philosophie humaniste de la Renaissance, où l’homme est la mesure de toute chose. 
La preuve ? Il délimite par de petits traits des parties du corps de L’Homme de Vitruve.
Elles peuvent servir à tout mesurer, en pas, en brassées, en paumes, etc.
Puis, dans le texte sous son dessin, Léonard détaille soigneusement ce système de mesure



Sébastien Leclerc, Vitruve présentant son ouvrage De Architectura à l'empereur Auguste, vers 1684, gravure
Et alors, pourquoi "Vitruve" ? Parce que ce système, Léonard ne l’a pas inventé. 
Il s’inspire d’un traité d’architecture antique rédigé par un certain Vitruve, où ce dernier décrit justement comment
un corps humain idéal peut servir d’unité de mesure pour construire des édifices



Léonard de Vinci, Autoportrait présumé, vers 1512, craie rouge sur papier, 33 x 21 cm, Bibliothèque royale de Turin

Pourtant, ce système de mesure est difficile à appliquer. Car si cela fonctionne avec L'Homme de Vitruve, c’est parce que ses proportions sont parfaites.
Sauf que cela n’existe pas en vrai…
Chaque être humain a une taille et une morphologie différentes. 
Par conséquent, il est impossible de se baser sur un corps "normal" pour concevoir des édifices.
Léonard de Vinci, également anatomiste et pratiquant des dissections, ne pouvait pas l’ignorer !
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Michel Boisjoly

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Localisation : Paris

MessageSujet: Re: L'Art au quotidien    Dim 12 Aoû - 4:23

Sacré Leonardo qui aimait bien les beaux jeunes gens.
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Roberto36

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Localisation : Montbéliard

MessageSujet: Re: L'Art au quotidien    Dim 12 Aoû - 13:59


 
Aujourd'hui : "Cette fois, c’est la bonne !"
 
Où l’on découvre que ce n’est pas facile tous les jours d’être un opéra.
 
 

 
Anonyme, Les pompiers arrêtent un incendie dans le Staatsoper après un raid aérien, avril 1941, photographie, Archives fédérales allemandes, Coblenc
 
1941. La ville de Berlin vient d’être bombardée par les Alliés. Des quartiers entiers sont en ruine.
Parmi les décombres se dressent les vestiges de l’un des opéras de la ville, le prestigieux Staatsoper ("opéra d’État"), construit deux siècles plus tôt.
Pour Hitler, il est hors de question que le bâtiment détruit, où se déroulaient les cérémonies officielles du IIIe Reich, devienne un symbole de défaite…
 

 
Adolf Hitler au Staatsoper, pour la "Journée des Héros", 1934, photographie
 
Très vite, le dictateur ordonne la reconstruction de l’opéra. Il veut que l'édifice ressemble comme deux gouttes d’eau à ce qu'il était avant la guerre :
une architecture classique, inspirée de l’antiquité, avec d’impressionnantes colonnes en façade… Comme si rien ne s’était passé !
 

 
Le Staatsoper après les destructions, Berlin, 1945, photographie
 
Un an plus tard, le Staatsoper flambant neuf rouvre ses portes en grande pompe.
Sauf que le message rassurant voulu par le dictateur tombe à l’eau : 26 mois plus tard, rebelote, l’opéra est à nouveau détruit.
 

 
Un ouvrier lors de la reconstruction du Staatsoper, 1953, photographie, Archives fédérales allemandes, Coblence
 
Après la guerre, il faut attendre quelques années avant que sa reconstruction soit envisagée.
En 1952, l’architecte Richard Paulick reçoit la difficile mission de redonner vie au Staatsoper.
Et ce n’est pas une évidence pour cet architecte de l’avant-garde ! Cette fois, Paulick ne respecte pas tout à fait le style d’origine de l’opéra.
C’est totalement voulu : en ajoutant des éléments modernes à l’architecture classique, Paulick souhaite créer des liens entre le passé du bâtiment et l’Allemagne présente.
 

 
Le Staatsoper, Berlin, photo : Alexander Schippel
 
Lors de la réouverture trois ans plus tard, l’opéra devient le symbole de la paix. Et après la réunification en 1990, son prestige grandit encore !
 
La reconstruction du Staatsoper a cette fois tenu bon. Aujourd’hui, entre ses murs, la musique a repris ses droits.
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Marie-Hélène

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Localisation : Plouescat

MessageSujet: Re: L'Art au quotidien    Dim 12 Aoû - 19:01

super bjr .Vais y faire un tour  

Bonne soirée à tous
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Roberto36

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MessageSujet: Re: L'Art au quotidien    Mar 14 Aoû - 8:28


 
Aujourd'hui : "Pile dans l'axe"
 
Où l'on découvre un baron qui fait des caprices.
 

 
Caricature du baron Haussmann en "artiste démolisseur", Second Empire, dessin, Bibliothèque de l'université de Brown
 
Paris, XIXe siècle. L’empereur charge le baron Haussmann, préfet de la Seine, de repenser complètement la ville de Paris.
Finis les ruelles tortueuses et les immeubles insalubres ! Place à un réseau d'égouts digne de ce nom et à de grandes avenues.
Mais le dévouement total du baron à son projet frise l’obsession… Jusqu’où ira-t-il pour réaliser le Paris de ses rêves ?
Pendant des années, plus de la moitié de la capitale est en travaux ! Les bouleversements sont tels qu’on surnomme Haussmann
“Attila le Hun”, du nom d’un guerrier réputé sans pitié.
 

 
Pierre Emonts, Démolition de la butte des Moulins en vue de la création de l'avenue de l'Opéra, vers 1870, photographie, Bibliothèque de l'université de Brown
 
Le baron exige la destruction de quartiers entiers, il ajoute de nouveaux parcs, et surtout, il fait percer des avenues larges et aérées.
Pour que l’effet visuel de ces avenues soit encore plus réussi, il faut qu’elles débouchent sur un monument.
Haussmann tient particulièrement à cette structure, quitte à bousculer d’importants chantiers !
 

 
Vue aérienne du boulevard de Sébastopol depuis la tour Saint-Jacques
 
Et justement, le baron est très agacé. Le boulevard de Sébastopol, qui divise la ville entre Est et Ouest, ne débouche sur rien !
On aperçoit bien un bout du futur tribunal de commerce, encore en construction, mais cela n’a rien de spectaculaire :
la future coupole du monument ne sera pas visible depuis le boulevard.
 

 
Antoine-Nicolas Bailly, Tribunal de commerce de Paris, 1865, Paris
 
Haussmann ne se laisse pas abattre par cette contrariété. Il a trouvé un moyen de préserver l’effet voulu.
Il exige tout simplement le déplacement de la coupole pour qu’elle soit dans l’axe du boulevard de Sébastopol.
Tant pis pour la symétrie du bâtiment !
Le dôme est ainsi largement excentré, donnant une drôle d’allure au tribunal.
 

 
Vue du boulevard de Sébastopol vers le sud avec au loin le dôme du tribunal de commerce
 
Mais au moins, la vue du boulevard de Sébastopol est sauve !
Aujourd’hui, il faut être un piéton pour l’admirer : le boulevard est en sens unique et les voitures lui tournent le dos...
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Marie-Hélène

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Localisation : Plouescat

MessageSujet: Re: L'Art au quotidien    Mar 14 Aoû - 9:13

Vu comme ça !Me demande comment les habitants délogés ,vivant dans les décombres (cf la photo ) et dans le bruit,ont supporté tout ça .
J'aimerais bien trouver des documents sur l'aspect humain de "cette révolution " bravo
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Roberto36

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MessageSujet: Re: L'Art au quotidien    Mer 15 Aoû - 9:49



Aujourd'hui : "La main dans le sac !"
 
Où l’on fait la connaissance d’un roi qui fait le ménage
 

 
Château d'Azay-le-Rideau, photo : ©️ Léonard de Serres / Centre des monuments nationaux
 
 
Gilles Berthelot est un homme riche. Vers 1510, sa charge de trésorier de France lui donne les moyens de concrétiser son désir de prestige.
Le voilà qui achète un château sur les bords de l’Indre ! Mais la forteresse en question, Azay-le-Rideau, est un peu trop médiévale à son goût.
Il va la transformer radicalement…
 
 

 
château d'Azay-le-Rideau, photo : ©️ Léonard de Serres / Centre des monuments nationaux
 
Finis les épais remparts défensifs, place à ce qui se fait de plus raffiné !
En pleine Renaissance, la mode est à l’architecture italienne, avec des façades décorées et percées de grandes fenêtres.
Pour mettre son château au goût du jour, Berthelot ne lésine pas sur les dépenses.
À la place des escaliers en colimaçon du Moyen Âge, il fait construire un majestueux escalier droit, l’un des premiers exemples français à nous être parvenu.
 

 
Vue aérienne du château d'Azay-le-Rideau, photo : ©️ DR
 
Sauf que le plan du bâtiment, en "L", peut surprendre quand on connaît la passion de la Renaissance pour la symétrie.
Comme beaucoup de châteaux renaissants, il aurait dû avoir une aile en plus pour former un plan en "U".
L’explication derrière cette aile manquante serait politique…
 
 

 
Anonyme, Portrait de François Ier, XVIe siècle, huile sur toile, Château d'Azay-le-Rideau,
photo : ©️ Patrick Müller / Centre des monuments nationaux
En 1527, le roi François Ier fait un grand ménage parmi ses financiers.
Effectivement, certains d’entre eux n’ont pas seulement rempli les caisses de l’État :
ils ont également garni leurs poches au passage. Condamné, Berthelot est déchu de ses fonctions.
Il s’enfuit, laissant en plan son épouse et le chantier de son château inachevé !
 
Au fil des siècles, les propriétaires successifs ne toucheront plus au plan en "L".
Aujourd’hui, Azay-le-Rideau est considéré comme un joyau de l’architecture Renaissance !
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Roberto36

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MessageSujet: Re: L'Art au quotidien    Hier à 10:47



 

 
Aujourd'hui : "Tu me fais tourner la tête"
 
Où l'on découvre que l'œuvre n'est pas là où on l'attend
 

 
Piero Manzoni, Socle du monde (hommage à Galilée), 1961, acier Corten, 82 x 100 x 100 cm, Musée d'art Contemporain de Herning ©️ ADAGP, Paris 2017
 
Au Musée d'art Contemporain de Herning, au Danemark, se trouve une œuvre surprenante.
Il s’agit d’un imposant socle en métal posé au milieu de la pelouse.
Voilà un objet intrigant : il ne supporte aucune sculpture ! Que fait-il là, tout vide ?
 

 
L'artiste Piero Manzoni, années 1960
 
Ce cube très minimaliste est sorti de l’imaginaire de l'artiste italien Piero Manzoni.
Ce dernier s’inscrit dans l’art conceptuel, c’est-à-dire que le concept de l’œuvre est plus important que sa réalisation et son apparence esthétique.
Ici, on a bien du mal à voir où l'artiste a mis la main à la pâte ! Manzoni a simplement demandé à un métallurgiste de réaliser ce cube et d'écrire sur sa surface.
En effet, il y a bel et bien une inscription sur ce socle. Mais pour la lire, il faut se tordre le cou : le texte est à l'envers !
 

 
Piero Manzoni, Socle du monde (hommage à Galilée), 1961, acier Corten, 82 x 100 x 100 cm, Musée d'art Contemporain de Herning ©️ ADAGP, Paris 2017
 
Une fois la tête en bas, on découvre le titre de l'œuvre : Socle du monde.
Effectivement, quand on observe l’œuvre dans le même sens que son titre, tout s’éclaire…
Le socle ne repose pas sur le sol, il le porte ! Comme si la planète entière, avec tous les êtres qu’elle contient, devenait l’œuvre d’art.
Tout notre univers est chamboulé : nous sommes sur la terre, et la terre est posée sur ce socle…
Et ce dernier, sur quoi repose-t-il ? Manzoni nous fait soudain réaliser que notre planète flotte dans l’espace.
Quelle position instable ! Finalement, il n’y a pas que la lecture la tête à l'envers qui nous donne le vertige.
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MessageSujet: Re: L'Art au quotidien    

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