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 Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018

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Roberto36

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MessageSujet: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Dim 1 Avr - 0:01



 
 

 
Avril est le quatrième mois des calendriers julien et grégorien.
À l’origine, c’était le deuxième mois du calendrier romain.
 
Origine, histoire, dictons du MOIS D'AVRIL
(D'après « La légende des mois », paru en 1881)
Les Romains donnaient au mois qui succède à Mars le nom d'aprilis, du mot latin aperire, qui veut dire ouvrir, soit « parce que, dans ce mois,
les bourgeons commencent à s'ouvrir », soit « parce que la terre semble ouvrir son sein en se couvrant d'une végétation nouvelle ».
Du mot latin aprilis nous avons fait avril.
 
 

 
Cybèle
Le poète Ausone représente le mois d'avril sous les traits d'un jeune homme couronné de myrte et qui semble danser au son des instruments.
« Près de lui est une cassolette d'où l'encens s'exhale en fumée et le flambeau qui brûle dans sa main répand des odeurs aromatiques. »
Le mois d'avril était consacré à la déesse Cybèle, la mère des dieux, comme l'appelaient les Grecs. C'était à Pessinonte, en Phrygie, que se trouvait le principal temple consacré à Cybèle ;
 on l'y adorait sous la forme d'une pierre noire, qui était, disait-on, tombée du ciel.
 Pendant la seconde des guerres que les Romains firent aux Carthaginois, un évènement qui parut extraordinaire, une pluie de pierres, terrifia les esprits.
 
 
On consulta les livres sibyllins et l'on trouva une prédiction portant que l'ennemi serait vaincu si l'on apportait à Rome la mère des dieux de Pessinonte.
La pierre noire qui représentait Cybèle fut apportée en grande pompe à Rome, et des jeux annuels, les jeux Mégalésiens,
 furent institués en l'honneur de la déesse pour perpétuer le souvenir de son entrée dans la capitale de l'Italie.
Ces jeux commençaient le 4 avril et duraient sept jours ; ils consistaient en représentations dramatiques exécutées sur le mont Palatin devant le temple même de Cybèle.
Phidias représente la déesse assise sur un trône entre deux lions, ayant sur la tête une couronne murale de laquelle descend un voile.
 Quelquefois Cybèle est représentée tenant une clef et paraissant écarter son voile, allégorie qui rappelle l'étymologie d'avril.
 
Chaque année, le 1er avril, les Grecs se rassemblaient autour du temple de Thésée pour exécuter des danses nationales.
Thésée, dont les exploits sont restés légendaires, tua, comme l'on sait, le Minotaure, ce monstre à tête de taureau qui dévorait chaque année six jeunes garçons et
 six jeunes filles d'Athènes : c'était le tribut imposé par le roi de Crète, Minos, à la suite de l'assassinat de son fils Androgée par les Athéniens.
Ariane, fille de Minos, sur les conseils de Dédale, donna à Thésée un fil qui devait le conduire dans la demeure, presque introuvable (le labyrinthe), habitée par le monstre.
Thésée fut ingrat envers Ariane, qu'il abandonna dans l'île de Naxos.
 
Donc, le 1er avril, des jeux et des chants célébraient la victoire de Thésée. Parmi ces chants, quelques choeurs sont remarquables.
 L'un est considéré comme une reproduction de la danse que Dédale inventa pour Ariane. Le coryphée tient et guide ses compagnons, tantôt au moyen d'un fil,
tantôt avec un mouchoir. Ce fil serait celui du labyrinthe ; ce mouchoir, serait destiné à essuyer les larmes d'Ariane. La personne qui tient le mouchoir dit ces paroles :
« Navire qui es parti et qui m'enlèves mon bien-aimé, mes yeux, ma lumière, reviens pour me le rendre ou pour m'emmener aussi. »
Quand Ariane a chanté, le choeur lui répond sur le même air : « Maître du navire, monseigneur, et vous, rocher, âme de ma vie,
 revenez pour me la rendre, ou pour m'emmener aussi. »
 
« C'est aux alternatives de réveil et de sommeil de la végétation, dit Maury, que se rapportent les deux genres de fêtes, les unes gaies, les autres tristes,
que l'on célébrait en l'honneur de l'héroïne crétoise (Ariane) et qui firent croire aux mythologues des temps passés à l'existence de deux Arianes. »
 
Pour nous, le 1er avril, à défaut du culte de Thésée, nous pratiquons la coutume du poisson d'avril.
Nous nous égayons aux dépens de nos amis en leur annonçant des nouvelles absolument inexactes et en leur imposant des démarches absolument inutiles.
S'ils se fâchent, il nous suffira d'un mot pour calmer leur colère : « Poisson d'avril ! » Quelle est l'origine de cette plaisanterie vraiment absurde ?
On raconte que le roi Louis XIII faisait garder à vue, dans le château de Nancy, un prince de Lorraine. « Le prisonnier trouva moyen de se sauver,
le 1er avril, en traversant la Meuse à la nage, ce qui fit dire aux Lorrains que c'était un poisson qu'on avait donné à garder aux Français. »
 
Mais voici d'autres origines : Poisson d'avril, dit-on, dérive par corruption de Passion d'avril.
 Le vendredi saint tombe souvent dans ce mois et la manière dérisoire dont le Christ fut renvoyé d'Anne à Caïphe, de Caïphe à Pilate, de Pilate à Mérode, d'Hérode à Pilate,
semble une mystification pareille à celle que nous appelons poisson d'avril. Une autre version est la suivante : Le mois d'avril est le mois où le maquereau est le plus abondant.
La pêche commence dans les premiers jours; or, il est d'usage dans certaines localités maritimes, lorsque les pêcheurs reviennent après une maigre pêche,
 qu'on leur envoie en manière de plaisanterie des poissons en bois et en carton. On nargue ainsi ceux qui s'étaient vantés de revenir avec des cargaisons beaucoup
plus considérables que leurs voisins. Souvent les pêcheurs, pour ne pas avouer leur pêche infructueuse, prétendaient que leurs bateaux avaient coulé au retour.
 On les accueillait alors en criant : « Ah ! ah ! c'est du poisson d'avril. »
 
Enfin, une dernière étymologie, qui, à vrai dire, nous paraît la meilleure, bien qu'elle ne nous apprenne pas l'origine des mystifications du 1er avril :
 En avril, le soleil vient d'entrer dans la constellation zodiacale qu'on appelle les Poissons. Disons à ce propos que la constellation des Poissons était,
en Égypte, consacrée à la déesse Nephtis, puissance malfaisante qui symbolise la stérilité de la terre. Elle était la femme de Typhon, dieu du mal, des ténèbres,
de la stérilité. Détail assez curieux : dans les temples consacrés à Typhon, on immolait à ce dieu des hommes roux !
 

 
Thésée et le Minotaure
 
 
 
Parmi les fêtes romaines qu'on célébrait en avril, signalons : le 4, les jeux Mégalésiens ; le 7, les fêtes de la naissance d'Apollon et de Diane; le 15, les Fordicales,
des deux mots forda, vache pleine, et coedo, je tue, en l'honneur du dieu Tellus, (la Terre) ; chaque écurie immolait une vache pleine.
Le 21 avril, jour anniversaire de la fondation de Rome, on célébrait les Parilies, fête instituée par l'empereur Adrien et pendant laquelle on ne faisait aucun sacrifice sanglant.
Le même jour avaient lieu les fêtes Paliliennes, en l'honneur de la déesse Palès, divinité tutélaire des bergers et des troupeaux.
Le 25, on célèbre les Robigales, en l'honneur de la déesse qui préserve les blés de la rouille. Le 30, ont lieu les Larentales,
 en l'honneur d'Acca-Larentia, nourrice de Romulus et de Rémus, et qu'on avait surnommée la Louve ; ce qui a fait croire que Romulus avait été allaité par la femelle d'un loup.
 Quant aux Céréalies, elles étaient célébrées en avril et en août.
 
Du commencement à la fin d'avril, les jours augmentent de 1h40, à savoir : de 57 minutes le matin et de 43 minutes le soir.
En avril, la température moyenne continue à s'élever ; elle atteint 10°, et cependant nous devons nous attendre encore à des séries de mauvais jours : les pluies, le froid,
la neige même parfois, ne nous ont point irrévocablement quittés, et les gelées peuvent compromettre le succès des récoltes qui seraient trop hâtives. Vous connaissez le dicton :
« Il n'est si gentil mois d'avril qui n'ait son chapeau de grésil. » Il y a d'ailleurs, dans ce mois, une échéance qui terrifie un grand nombre de nos paysans
 et qui suscite chez eux les croyances les plus superstitieuses : nous voulons parler de la lune rousse.
 
Écoutons ce qu'en disent les agriculteurs :
Lune rousse
Vide bourse.
et encore :
Récolte point n'est arrivée
Que la lune rousse ne soit passée.
Le roi Louis XVIII, recevant un jour une députation d'astronomes, leur dit : « Je suis charmé, messieurs, de vous voir réunis autour de moi,
 car vous m'expliquerez nettement ce que c'est que la lune rousse et quel est son mode d'action sur les récoltes. »
Arago, qui rapporte cet incident, ajoute que le grand astronome Laplace, à qui s'adressaient plus particulièrement ces paroles, resta comme atterré ;
 lui qui avait tant écrit sur la lune n'avait en effet jamais songé à la lune rousse. Laplace consultait tous ses voisins du regard, mais ne voyant personne disposé à prendre la parole :
« Sire, dit-il, la lune rousse n'occupe aucune place dans les théories astronomiques ; nous ne sommes donc pas en mesure de satisfaire la curiosité de Votre Majesté. »
 Le soir, le roi s'égaya beaucoup de l'embarras dans lequel il avait mis ses astronomes.
 
Les agriculteurs appellent lune rousse la lune qui, commençant en avril, devient pleine soit à la fin d'avril, soit au commencement de mai.
Ils assurent avoir observé que la nuit, quand le ciel est serein, les feuilles, les bourgeons, exposés à la lumière de la lune, roussissent, c'est-à-dire gèlent lors même
 que la température de l'air se maintient à quelques degrés au-dessus de zéro. Ils ajoutent que si le ciel est couvert,
 les rayons de la lune n'arrivant pas jusqu'aux plantes, la gelée n'a pas lieu.
 
Est-il vrai, tout d'abord, que ces effets de gelée se produisent en avril et en mai ? Oui, bien certainement ; les récoltes, trop souvent compromises par ces gelées tardives,
 n'attestent que trop vivement la réalité de l'observation. Est-il vrai que les gelées se produisent quand le ciel est serein, quand la lune brille,
et qu'elles n'ont pas lieu quand le ciel est couvert ? Oui encore. En voici l'explication : les objets terrestres, échauffés pendant le jour par les rayons du soleil,
 perdent de leur chaleur pendant la nuit en renvoyant dans l'espace la chaleur qu'ils ont reçue; le refroidissement peut être tel,
que ces objets soient gelés alors même que la température de l'air est au-dessus de zéro. Cette perte de chaleur de la terre est favorisée par un ciel pur;
aussi dans les nuits d'avril et de mai, quand la température de l'air ne dépasse pas 4 à 5 degrés et que le ciel est serein, les plantes gèlent.
 
Il est bien vrai, par conséquent, que durant ces nuits, si la lune brille, la gelée se produit ; mais la lune ne brille que parce que le ciel est pur et
 c'est la pureté du ciel qui détermine la congélation des plantes. « Dans ces gelées, disait spirituellement Babinet, notre lune n'est pas complice,
mais simplement témoin du délit et du dégât. » Et cela est si vrai que, dans les mêmes conditions de sérénité du ciel, s'il n'y a pas de lune, la gelée se produit de la même façon.
 
Babinet raconte qu'à l'occasion de la lune rousse, il avait souvent reçu des lettres de correspondants agriculteurs lui demandant «
de s'entendre avec ses confrères pour mettre cette fatale lune rousse en d'autres mois qu'avril et mai » Ceci rappelle une pétition adressée au pape Sixte-Quint
par les habitants de son pays natal : « O Très Saint Père, accordez-nous de faire deux récoltes par an ! - Volontiers ! mes enfants, répondit Sixte Quint,
et de plus j'y joins une seconde faveur, c'est que vos années auront désormais vingt-quatre mois ! »
 
Rappelons enfin que le mois républicain de germinal, qui commence le 21 mars, se termine au 20 avril et qu'à cette date nous entrons dans le mois de floréal,
c'est-à-dire dans le mois des fleurs. En avril, l'agriculteur souhaite la pluie pendant la première partie du mois, une chaleur trop hâtive étant considérée comme nuisible.
Cependant si la pluie cesse vers la fin d'avril, et surtout s'il n'y a pas de gelées, l'année promet une bonne récolte.
 
 
 


 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
     


Dernière édition par Roberto36 le Mar 1 Mai - 0:37, édité 1 fois
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Roberto36

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Dim 1 Avr - 0:03



 
 

 
 

 
 
 
 

 
 
Poisson d'avril! Pourquoi fait-on des blagues le 1er avril?
 
Il semblerait que l'origine remonte à l'année 1564...
Jusque là, le 1er jour de l'année était le 1er avril. En 1564, Charles IX décida que l'année commencerait le 1er janvier et non plus le 1er avril
(Edit . Il était d'usage d'offrir un cadeau à ses proches lors du nouvel an, le 1er avril.
Cette tradition a perduré avec les décennies grâce aux nostalgiques de l'ancien calendrier (ou bien aux semeurs de trouble désirant brouiller les esprits)
qui continuaient à offrir des cadeaux. Pour se moquer on leur envoyait des cadeaux "pour rire", des fausses invitations, on leur jouait des tours.
D'où la tradition de faire des farces...
 
Pourquoi les poissons? Eh oui aujourd'hui, coller un poisson discrètement dans le dos est devenu la blague la célèbre!
Plusieurs versions sur l'origine du poisson le 1er avril:
- car le soleil sort début avril du signe zodiacal du Poisson
- car le mois d'avril correspond à la période de reproduction des poissons (le frai), il était donc interdit d'en pêcher.
Pour se moquer, on offrait aux pêcheurs des faux poissons.
- car le 1er avril est en période de Carême, période où la viande était interdite et remplacée par le poisson.
 
 

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Roberto36

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Dim 1 Avr - 0:09

Surtout attention aujourd'hui de ne pas prendre au sérieux toutes les infos .

La fantaisie pourrait être au rendez-vous .....
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Marie-Hélène

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Dim 1 Avr - 7:51

super bravo Pied de nez bjr

A 0h01

Pile poile au rendez-vous Roberto !!!! mort de rire vv
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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Dim 1 Avr - 8:01

Marie-Hélène a écrit:
super bravo Pied de nez bjr

A 0h01

Pile poile au rendez-vous Roberto !!!! mort de rire vv
Eh oui faut assurer dans les règles  le changement de mois.
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Marie-Hélène

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Dim 1 Avr - 10:05

Tu n'as tout de même pas veillé jusqu'à cette heure là rien que pour nous Interrogation
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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Dim 1 Avr - 11:38

Marie-Hélène a écrit:
Tu n'as tout de même pas veillé jusqu'à cette heure là rien que pour nous Interrogation
Soirée resto en famille (20 à table) 3 générations.

Et un peu de prolongations .
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Michel Boisjoly

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Dim 1 Avr - 11:59

Au restau pendant le carême,c’est du joli. Il faudra faire pénitence mon fils.
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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Dim 1 Avr - 14:54

Michel Boisjoly a écrit:
Au restau pendant le carême,c’est du joli. Il faudra faire pénitence mon fils.
Pour Pâques  souris d'agneau pascal recommandé ...
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Frida oum papa

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Lun 2 Avr - 6:50

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Roberto36

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Lun 2 Avr - 8:27



 
 

 
 
 

 
 
 
 
Belfort : la locomotive du futur sort des ateliers Alstom
 
La première Prima H4 bi-mode destinée au réseau suisse vient de sortir des ateliers belfortains Un bijou ferroviaire qui révolutionne les manœuvres et travaux sur voie.
 

 
« La première locomotive de présérie vient de sortir, après quinze mois de travaux d’ingénierie. Photo Alstom
 
 

 
Comme dans un jeu de construction, les éléments de la locomotive se mettent en place sur le châssis. Photo Lionel Vadam
 

 
 
La Prima H4 va sortir d’une ligne de montage où chaque opération est rigoureusement codifiée et vérifiée. Photo Lionel Vadam
 

 
 
Pascal Girard, responsable industriel, inspecte le dessous du châssis. Photo Lionel Vadam
 

 
 
L’aménagement final de la cabine de pilotage suit un processus rigoureux. Photo Lionel Vadam
 
 
Par François Zimmer
Un peu plus d’un an après le projet avorté d’un transfert d’activités à Reichshoffen (Bas-Rhin) et quelques mois avant une fusion effective avec Siemens, Alstom-Belfort renforce sa position de leader dans le secteur des locomotives de manœuvre capables de s’insérer dans le trafic régulier. La fierté qui se lit sur les visages des « Alsthommes », du chaudronnier à l’ingénieur, en est la preuve vivante. Dans les bureaux et les ateliers, même si on pense intensément au TGV du futur, c’est une petite locomotive, robuste et intelligente, qui accapare le savoir-faire et la force de travail en ce moment. « La Prima H4 est la loco du futur », lance Thierry Tournier, le directeur de l’ingénierie. « Elle est hybride, modulaire et préparée à recevoir un jour la pile à hydrogène. » Cette capacité d’adaptation a séduit la SBB (chemins de fer fédéraux suisses) qui en a commandé 47 unités le 13 novembre 2015. À la grande joie de Kaïs Albouchi, responsable offres et projets : « La première loco de présérie vient de sortir, après quinze mois de travaux d’ingénierie. Il y en aura quatre autres d’ici l’été, nécessaires aux essais prévus à Belfort et à ceux qui seront menés en Suisse à partir du 28 février, la première exploitation étant attendue début 2019 ».
Un calendrier qui n’effraie pas Youssouf Patel, chargé de l’offre locomotives : « Nous avons imaginé une nouvelle plateforme modulable et évolutive à partir de celle de la Prima 2 créée en 2007. Avec sa version électrique et diesel, la Prima H4 peut par exemple travailler sous un tunnel sans émission de CO2, et de nuit sans faire de bruit ». Des performances que Carlo Kegozzi, responsable des opérations pour le projet SBB, resitue dans un processus minutieux : « Notre travail a commencé en avril 2014, la Suisse souhaitant renouveler son parc. Le cahier des charges comporte 1.700 requis, dont le confort du conducteur et sa sécurité. Notre défi a été de cumuler en un seul engin les fonctions de cinq locomotives différentes, utilisées depuis quarante ans. C’est une nouvelle génération, fondée sur le multi-usage. »
Un nouveau produit que les équipes de Belfort tiennent à bichonner, en partenariat avec leur client frontalier, comme l’explique Stéphane Houvion, responsable qualité projets : « Deux responsables de la SBB travaillent en permanence avec nous, la plupart du temps en anglais, et il y a même un permanent qui a son bureau à Belfort. Ce n’est pas de l’intrusion, mais une collaboration réactive et pertinente ». Cette efficacité fait d’ailleurs sourire Stéphane Houvion : « Lorsque nous avons présenté les maquettes du pupitre et de la cabine aux trois experts de la SBB l’an dernier, ils se sont isolés une heure dans la pièce. Ils ont bougé toutes les manettes et les boutons plastifiés conçus en 3D, et cela nous a fait gagner un temps fou. Les conducteurs sont également venus essayer la maquette ». Mieux, les représentants de la SBB ont été invités à la première soudure du châssis et au montage du tampon de choc. Une façon de « poser la première pierre », en quelque sorte.
L’équipement du châssis est un véritable jeu de construction
Dans l’atelier de chaudronnerie, comme dans le grand hall qui abrite la ligne de montage, l’implication est tout aussi forte. La passion du travail bien fait brille dans le regard de Pascal Girard, responsable industriel sur la Prima H4 : « Pour l’assemblage du châssis qui mesure 17 m et pèse 17 tonnes, les chaudronniers utilisent un engin de pivotement, ce qui permet une grande ergonomie. Ils soudent des panneaux d’acier dont la provenance est européenne. De même, l’assemblage des cinq sous-ensembles en aluminium qui constituent la cabine de pilotage se fait sur de l’outillage rotatif spécialement adapté par les équipes Alstom ». Après le grenaillage effectué par projection, la loco reçoit une peinture aussi esthétique que protectrice, en l’occurrence rouge. Suit la phase du câblage. Pour les deux pupitres de la H4, il est d’abord assemblé sur une table de travail, avant d’être positionné à l’intérieur, puis rigoureusement vérifié. Deux postes de pré-câblage en basse et haute tension complètent le processus. L’équipement du châssis est un véritable jeu de construction, comme l’explique Pascal Girard : « La tuyauterie suit le câblage. Il faut ensuite positionner les deux moteurs diesel, le bloc de refroidissement, le transformateur, le bloc de traction, l’armoire à freins, la soute à gazole, le réservoir d’air, les batteries et leurs chargeurs, les tampons de choc, l’attelage et les passerelles d’accès à chaque extrémité ».
La cabine, spacieuse et démontable, est posée en fin de ligne. Elle reçoit son propre câblage, puis son habillage : plancher et panneaux chauffants, double pupitre pour permettre une conduite dans les deux sens, double armoire métallique, chauffage additionnel au fioul et caméras. La pose du capot, muni de son pantographe, et la mise sur bogies concluent ce puzzle technique en grande partie réalisé à partir des modèles 3D visualisés sur ordinateur. Mais avant d’effectuer sa première sortie sur voie d’essai, la Prima H4 doit subir une batterie de tests. Une véritable visite médicale qui inclut la pesée et l’étanchéité. Un traitement de star ferroviaire.
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Marie-Hélène

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Lun 2 Avr - 11:03

Pourquoi pour la Suisse ????C'est un scandalllll...Aurait di jojo Marchais !!!!!
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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Mar 3 Avr - 7:31

 

 
 
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Lola montez danseuse et courtisane
 
 
Qui était-elle ?
À quelle époque a-t-elle vécu et qu’a-t-elle fait de sa vie ? »
 

 
 
Lola Montez s’appelait en réalité Marie Dolores Eliza Rosanna Gilbert. Elle avait hérité des cheveux noirs bouclés de sa mère créole et du teint pâle de son père. Son joli physique associé à un caractère bien trempé lui valut de s’imposer dans les salons mondains au XIXe  siècle.
Elle naît le 17 février 1821 à Grange, en Irlande. À l’âge de 16 ans, elle s’émancipe en épousant un jeune lieutenant, Thomas James, qu’elle quitte cinq ans plus tard. C’est sous le nom de Lola Montez qu’elle se fait connaître, en dansant une tarentelle endiablée sur une scène londonienne. Séduit, Franz Liszt en fait sa maîtresse et l’introduit dans son cercle d’intellectuels. Puis il l’emmène dans sa tournée européenne. Lola fume dans la rue et est arrêtée à Berlin. À Baden-Baden, elle connaît le même sort pour avoir provoqué un officier en duel, le blessant à l’épée. Lassé de ses écarts de conduite, Franz Liszt la quitte. À Paris, la rebelle se voit interdire toute représentation par la police de Louis-Philippe. Elle part en Bavière en 1846. Le roi Louis Ier de Bavière tombe sous le charme. « Ce que Lola veut, Lola l’obtient » aime-t-elle dire. Sous son influence, le roi prend des mesures qui déplaisent au peuple. Contre l’avis de ses conseillers, il élève la jeune femme au rang de comtesse de Landsfeld. Cette relation est l’un des déclencheurs de la révolution de 1848 qui l’oblige à abdiquer. Lola fuit à Londres où elle est très mal accueillie. Elle épouse un officier assez aisé, George Trafford Heald, mais à la mort de celui-ci, elle gagne les États-Unis à la fin de l’année 1851. À New York, elle joue son propre rôle dans Betty la tyrolienne. En 1853, elle fait un mariage éclair avec un dénommé Patrick Hull avant de gagner l’Australie en 1855. Elle y présente une chorégraphie toute personnelle, la « spider dance » (danse de l’araignée). La presse la condamne, car ses jupons qu’elle lève assez haut laissent entrevoir sa nudité. C’est munie d’un fouet qu’elle poursuit le rédacteur en chef du Ballarat Times Henry Seekamp pour mauvaise critique. Après un passage à San Francisco en 1856, Lola s’installe à New York en 1860. Un accident vasculaire la laisse partiellement paralysée. Ruinée, elle se réfugie dans la foi et rend son dernier soupir, le 17 janvier 1861, victime d’une pneumonie. Son corps repose au cimetière de Green-Wood dans le district de Brooklyn.
Elle renaîtra sous les traits de Martine Carol dans un film réalisé en 1955 par Max Ophüls.
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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Mer 4 Avr - 8:22


 

 
 

 
 
Tisser sa toile dans les étoiles
 
« Il y a quelques années, j’ai lu dans une revue scientifique que des astronautes avaient emmené des araignées dans leur station spatiale pour voir si elles pouvaient tisser leurs toiles en apesanteur.
Quand était-ce ?
Quel a été le résultat de l’expérience ?»
 
 

 
L’idée de soumettre les araignées à l’apesanteur date de 1973. Ce n’était pas une première en matière d’insectes propulsés dans l’espace puisqu’en 1947, des mouches du vinaigre (drosophila melanogaster) avaient été placées dans un conteneur à bord de la fusée américaine V2. Propulsé à une altitude de 170 km, l’habitacle avait été renvoyé sur terre en parachute et les astronautes en herbe avaient été recueillies saines et sauves. Cette espèce, facile à étudier du point de vue des dégâts chromosomiques, avait été choisie pour détecter les effets des radiations au cours d’un vol spatial.
En 1973, les élèves américains furent invités à mener des expériences sur Skylab, la première station spatiale de la NASA. Judith Miles, une étudiante de la Lexington High School (Massachusetts), suggéra d’envoyer des araignées pour examiner les toiles qu’elles pourraient tisser en microgravité. L’idée fut retenue. Entre le 28 juillet et le 25 septembre, deux araignées épeires diadèmes (Araneus diadematus), baptisées Anita et Arabella, séjournèrent dans l’espace en compagnie de leurs proies, en l’occurrence des mouches. Après quelques jours d’inactivité, les arachnides se mirent à l’ouvrage. Les premiers essais furent hésitants, puis des toiles se dessinèrent. Celles-ci étaient plus fines que celles observées sur terre, mais de formes à peu près identiques.
Arabella et Anita sont mortes dans l’espace. Le corps de la première est exposé à l’U.S. Space & Rocket Center, à Huntsville en Alabama (Etats-Unis). Leurs toiles ont intégré les collections du musée national de l’air et de l’espace de la Smithsonian Institution à Washington.
Deux expériences similaires furent reproduites en 2008 et 2011 sur la Station Spatiale Internationale (ISS). Ainsi, le module CGBA (Commercial Generic Bioprocessing Apparatus) accueillit des araignées néphiles (Nephila clavipes). Le but était là aussi de déterminer si l’absence de gravitation influençait leur capacité à tisser une toile. Pour les essais de 2008, la presse révéla que, si l’une s’était bien acclimatée, l’autre avait été portée disparue quelque temps avant d’être enfin retrouvée saine et sauve. Selon l’expert de la NASA, l’arthropode avait sans doute subi un stress dû à l’apesanteur mais tout rentra dans l’ordre. Les toiles exécutées se révélèrent dans l’ensemble similaires à celles tissées sur le sol, bien qu’un peu plus circulaires.
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Marie-Hélène

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Mer 4 Avr - 10:06

Oups.Je suppose qu'il y a eu d'autres expériences de ce genre ?????Où peut-on trouver le récit de tout ce qui a pu traverser l'esprit des scientifiques ?
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Michel Boisjoly

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Mer 4 Avr - 13:21

Rien que dans la dernière mission avec notre Normand à bord il a y eu 400 expériences scientifiques.
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Roberto36

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Jeu 5 Avr - 7:42

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Le retour du poêle en faïence

Jean-Luc Chanot est l’unique artisan en Bourgogne Franche-Comté à maîtriser les secrets de ce poêle hors normes.



Roger Chanot, ancien peintre en bâtiment, s’est lancé dans l’aventure au tournant des années 70. Son fils Jean-Luc a repris l’affaire.





Par Fred Jimenez
C’est devenu un métier rare que Roger Chanot et son fils Jean-Luc, qui a pris sa succession, voient bien revenir en grâce, élevé au rang de must, dans le sillage du développement des énergies renouvelables. Le poêle en faïence, jadis apanage des grandes demeures de maître glaciales, se conjugue désormais à tout types d’habitations. On trouve encore quelques spécialistes en Alsace et en Moselle, où la tradition perdure, mais aussi dans les Vosges où deux artisans perpétuent cet art ancestral. Jean-Luc Chanot, lui, est installé dans le Doubs, à l’Hôpital-du-Grosbois. Il est l’unique artisan en Bourgogne Franche-Comté à maîtriser les secrets de ce poêle hors normes, qui ne requiert qu’une « flambée le matin pour chauffer la maison tout le restant de la journée ».
Pourtant, dans le Haut-Doubs, cet imposant poêle de masse, comprenant un corps de chauffe entouré d’un massif assemblage de céramique qui, par son inertie, accumule la chaleur produite et la restitue lentement par rayonnement, n’était pas rare. « Il avait sa place au même titre que le tuyé à la ferme. La pièce principale où il était installé était d’ailleurs appelée le poêle », note Roger Chanot, ancien peintre en bâtiment, qui s’est lancé dans l’aventure au tournant des années 70, au Russey. « Mais il pouvait chauffer plusieurs pièces, en particulier la chambre à coucher et même toute la maison. Gamin, je me rappelle être resté des heures au chaud de sa banquette pendant que les adultes discutaient durant les soirées d’hiver. Rien que d’y penser, j’ai encore le dos qui frissonne. »
« une fois construit, c’est pour un bon siècle ! »
Pour se former et maîtriser le scellement des faïences au mortier d’argile sur la charmotte, de la brique réfractaire qui joue le rôle d’accumulateur au cœur du poêle, Roger Chanot est allé jusqu’en Autriche. « Les Alsaciens ont aujourd’hui une école. Mais, à l’époque, ils étaient un peu jaloux de leur savoir-faire. En Autriche, la manufacture la plus connue, Sommerhuber, a ses origines en 1491… mais l’ancêtre du poêle de masse c’est l’hypocauste des Romains. »
Cela demeure pourtant un système de chauffage encore très actuel. Certes nettement plus cher à l’installation que n’importe quelle chaudière, puisque la main-d’œuvre est plus importante. Mais « l’intérêt est que l’on peut vraiment le configurer à ses besoins, à la taille d’une pièce ou de toute la maison, y ajouter une table de cuisson, un four à pain, une étuve, l’eau chaude sanitaire ou le chauffage par le sol… Ce qui est passionnant pour l’artisan, c’est que l’on part de rien. Je n’ai jamais réalisé deux fois le même poêle, la personnalisation et la créativité sont infinies. On a affaire à des clients esthètes, qu’il faut apprendre à connaître pour les satisfaire au mieux. Et puis une fois construit, c’est pour un bon siècle ! »
Car si Roger et Jean-Luc Chanot ont construit des centaines de poêles, ils en ont également restaurés, comme ceux du château des ducs de Wurtemberg à Montbéliard ou de la ferme-musée de Grand’Combe-Châteleu.
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Roberto36

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Ven 6 Avr - 8:03

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Le miracle du Graoully
 
Réputée détruite lors d’un bombardement en 1944, « Le Graoully, la procession de saint Marc »,  
un tableau de l’histoire de Metz, est en fin de restauration à Versailles. L’œuvre a été rénovée à l’aérographe. Une première.
 
 

 
 
Cette statue de Ligier Richier vient de rentrer en Meuse après restauration.
 
 

 
 
Cette représentation, qui montre la procession de saint Marc en 631, a été peinte par Auguste Migette en 1846.
Miraculé pendant la Première Guerre mondiale, ce tableau a été totalement détruit en 1944.
Quatre-vingt lambeaux ont été retrouvés au début des années 2000 au musée de la Cour d’Or à Metz
 

 
 
 
Par Jean-Marc Toussaint
Auguste Migette est né en 1802. Il est considéré, avec Laurent-Charles Maréchal, comme le chef de file de l’école de Metz, ainsi nommée par Charles Baudelaire au salon des peintres de 1945. Également décorateur de théâtre et prof de dessin, Migette a légué l’ensemble de son œuvre à sa ville en 1884. On lui doit notamment une série de neuf tableaux qui racontent les grands faits de l’histoire de Metz (massacre des juifs au XIe  siècle, visite de l’empereur Charles IV, guerre victorieuse contre la France et la Lorraine coalisée…). Sans oublier « Le Graoully, la procession de saint Marc ». Une seule de ces œuvres a totalement disparu, vraisemblablement durant le bombardement
de Rozérieulles.
Devant la cathédrale de Metz et la chapelle des Lorrains, aujourd’hui disparue, il y a cette procession dite de saint Marc, qui chaque année depuis le XIe  siècle rend hommage à saint Clément, évangélisateur de la ville. Dans ce décor, un brin théâtral, figure un dragon, le Graoully, porté à bout de bras et que le saint homme est supposé avoir chassé de la cité mosellane au IIIe  siècle. Cette œuvre picturale de 1846 signée Auguste Migette est une miraculée. Durant la Grande Guerre, la salle du musée où elle est exposée est bombardée. De nombreuses œuvres sont fortement dégradées, mais pas celle-là. En 1944, pour éviter de nouveaux désagréments, le musée décide d’évacuer ses plus belles pièces à Rozérieulles (Moselle). Pas de chance, ce lieu que l’on imaginait sûr est à son tour bombardé. Cette fois, le tableau lacéré par les obus est en lambeaux. Il est réputé détruit et disparaît de la circulation jusqu’au début des années 2000. Dans les réserves du musée de la Cour d’Or à Metz, un employé découvre 80 morceaux de toile entassés dans une grosse caisse en bois. Le Graoully est de retour. Les morceaux sont recollés bord à bord, la toile est doublée puis tendue sur un nouveau châssis. Mais le tableau présente une trentaine de lacunes, dont la plus importante couvre, à elle seule, 20 % de l’œuvre. Nous sommes en 2006. Il faudra attendre huit ans pour qu’une restauration en profondeur soit décidée et financée.
Cette fois, c’est au C2RMF (centre de recherche et de restauration des musées de France) à Versailles que le tableau va renaître de ses cendres. « D’abord, il a été analysé sous ultraviolet puis aux infrarouges, ce qui a permis de mieux cerner l’ampleur des dégâts, mais aussi de situer des restaurations antérieures », explique Stéphanie Deprouw-Augustin, la conservatrice du département peinture du C2RMF. La toile a ensuite été dépoussiérée. Les repeints anciens ont été dégagés, les vernis allégés avant de passer aux comblements des lacunes.
Les couleurs ont été finalement la seule chose qu’il a fallu imaginer
« On disposait de deux photos du tableau de la fin du XIXe  siècle. On aurait pu le reconstituer à l’identique. On a préféré le restaurer tout en laissant perceptible son histoire mouvementée », explique Claire Meunier, la conservatrice du musée de la Cour d’Or. Les couleurs ont été finalement la seule chose qu’il a fallu imaginer. « Les photos que nous avions pour travailler étaient en noir et blanc. Sans ces documents, on aurait dû se contenter de retouches archéologiques », précise Carole Clairon-Labarthe, la restauratrice de peinture qui a suivi le projet.
Mais surtout, la grande originalité de cette restauration, c’est d’avoir été menée à l’aérographe. « À ma connaissance, c’est une première au C2RMF », souligne la conservatrice du lieu. « On aurait pu travailler à l’éponge ou au pinceau. Mais ça n’aurait pas été aussi précis, aussi fin. L’aérographe apporte d’avantage de transparence, de luminosité. Il n’y a pas de coups de pinceau visibles et le rendu est très lisse. » L’œuvre devrait normalement être achevée dans les prochaines semaines et rentrer en Lorraine pour le début de l’année prochaine, après trois ans d’exil. Elle sera exposée au printemps au musée de la Cour d’Or, avec les autres œuvres consacrées par Migette à l’histoire de Metz. Ironie du sort, c’est à Versailles, en 1842, lors d’une visite du musée de l’histoire de France, que le peintre lorrain a eu l’idée de cette série. 175 ans plus tard, c’est encore à Versailles que s’est jouée la renaissance de son tableau majeur.
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Marie-Hélène

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Ven 6 Avr - 10:31

L'aérographe est un pistolet à peinture miniature utilisé pour les travaux de précision ; son fonctionnement est similaire au pistolet à peinture utilisé par les carrossiers.

Tu nous en reparleras super bravo Oups bjr quand ce tableau aura réintégré sa patrie d'origine !!!!!?????
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Roberto36

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Ven 6 Avr - 10:32

Marie-Hélène a écrit:
L'aérographe est un pistolet à peinture miniature utilisé pour les travaux de précision ; son fonctionnement est similaire au pistolet à peinture utilisé par les carrossiers.

Tu nous en reparleras super bravo Oups bjr  quand ce tableau aura réintégré sa patrie d'origine !!!!!?????
Tout à fait sans pb ...
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Marie-Hélène

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Ven 6 Avr - 10:34

Le Graoully (parfois écrit Graouli, Graouilly, Graouilli ou Graully) est un animal mythique à l'apparence d'un dragon, vivant dans l'arène de l'amphithéâtre de Metz, qui aurait dévasté la ville avant d'être chassé par saint Clément de Metz, premier évêque de la ville au III e siècle.
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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Sam 7 Avr - 7:42



 

 

 
 
Les verriers et faïenciers du Grand Est se réinventent pour s'adapter au marché
 
Diversification, création de gammes plus contemporaines, les entreprises spécialisées dans les arts de la table innovent pour séduire et capter une clientèle élargie.
 

 
 
Saint-Clément (54) est désormais la plus vieille faïencerie de France en activité. Elle produit annuellement quelque 100.000 pièces.
75 % pour les marques Lunéville-Saint-Clément et 25 % pour les marques Sarreguemines, Niderviller.
 

 
 
Pour Sarreguemines, la faïencerie de Saint-Clément continue à produire la fameuse collection Obernai.
 
 

 
Des assiettes de Saint-Clément en version marine. Une collection signée Sanseau.
 
Par Jean-Marc TOUSSAINT
D’une main preste et habile, l’ouvrière déplace un bol sur une brosse qui tourne sans discontinuer. « C’est pour retirer les bavures de la barbotine », explique-t-elle, avant d’utiliser un papier de verre pour effacer « des irrégularités plus tenaces ». Parfois, elle met la pièce à l’écart. Ce sera pour le deuxième choix, vendu au rabais. Dans l’antique faïencerie de Saint-Clément (54), la production a peu changé depuis la création de l’entreprise en 1758. La faïence liquide est toujours coulée dans des moules en plâtre, cuite à trois reprises, émaillée, puis décorée totalement ou partiellement à la main. Ce savoir-faire ancestral est aujourd’hui détenu par une poignée d’ouvriers.
Dans les années soixante, les faïenceries lorraines de Lunéville, Saint-Clément, Badonviller, Sarreguemines et Niderviller employaient au total plus de 5.000 salariés. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 28. Ces marques emblématiques des arts de la table survivent grâce à un homme, Jean-Claude Kergoat, qui les a reprises en 2012. « Quand je suis arrivé, le regroupement des faïenceries était en place. La production était déjà concentrée sur le seul site de Saint-Clément et la société perdait un million d’euros par an. Aujourd’hui, les déficits sont moindres, mais ça ne suffit pas pour atteindre l’équilibre. Mais je n’en suis pas surpris. Quand on reprend une entreprise comme celle-là, ce n’est pas pour des raisons économiques ou alors c’est qu’on est très mauvais en calcul. Ce qui m’a guidé, c’est la passion et l’envie de perpétuer ce savoir-faire unique vieux de presque 300 ans. Autrement dit, ici, je me fais plaisir à faire de belles choses », résume ce chef d’entreprise. Aussi, depuis cinq ans, il compense les pertes avec les bénéfices engrangés par ses autres sociétés de production de carrelages et de céramiques. Et surtout, il cherche des solutions pour ne pas sombrer définitivement. « Aujourd’hui, il ne reste plus que trois faïenceries en France : Gien, Quimper et nous ». Toutes les autres ont disparu, emportées par ce que Jean-Claude Kergoat appelle « un changement civilisationnel ». « Il y a trente ans, le mariage était encore l’occasion de s’équiper. Les cadeaux étaient choisis sur une liste. Dans le même temps, il existait encore une bourgeoisie traditionnelle qui cherchait à épater, à montrer son bon goût. Aujourd’hui, les codes ont changé. Les ‘’bobos’’ ne consomment plus comme avant et les jeunes mariés préfèrent se faire offrir un beau voyage », constate Jean-Claude Kergoat. Et d’ajouter : « On assiste à une forme d’inversion des valeurs. Les gens acceptent de mettre 700 euros dans un téléphone portable qui sera foutu deux ans après, mais rechignent à dépenser la même somme pour un service de table complet en faïence qui va durer trois générations. »
« On a modernisé nos collections. On a fait appel à des designers connus »
Cette évolution de la consommation est la première raison de la saignée des faïenceries françaises. On pourrait y ajouter un coût du travail prohibitif qui a aussi largement pénalisé la compétitivité des entreprises de main-d’œuvre. « C’est une situation de fait. Le rapport des salaires entre la Bulgarie et la France est de 1 pour 7. Et pourtant, ces deux pays font partie de l’Europe », souligne Jean-Claude Kergoat. Face à ces multiples vents contraires, les survivants de la faïencerie et plus généralement des arts de la table ont dû multiplier les tentatives de diversification pour continuer à exister. « On a modernisé nos collections. On a fait appel à des designers connus. Par exemple, à Saint-Clément, on a lancé une version contemporaine de la fameuse collection ‘’Réverbère’’, on a travaillé avec Inès de la Fressange ou Pierre Casenove, on a collaboré avec des peintres. On s’est diversifié en fabriquant des lampes, des objets décoratifs. Récemment, on s’est mis à produire des urnes funéraires. On a relancé les dînettes pour enfants. Bref, on se contente de récupérer des micros marchés négligés par les mastodontes du secteur, comme Villeroy & Bosch, mais on ne peut pas monter en gamme. Dans notre métier, le luxe c’est la porcelaine », explique Jean-Claude Kergoat. Cette tendance à la décrue s’est généralisée un peu partout chez les professionnels du secteur.
 
 

 
La société des Emaux de Longwy a été reprise en 2015 après un énième redressement judiciaire.
 

 
La société des Emaux de Longwy confrontée à une tendance du marché à la décrue, les habitudes de consommation et les besoins en équipement des ménages ayant changé.
 
La société des Émaux de Longwy, reprise en 2015 après un énième redressement judiciaire, connaît les mêmes difficultés. Les verriers ne sont guère mieux lotis. Portieux, Vallerysthal ont fermé leurs usines et les deux marques ne perdurent que grâce à la sous-traitance. Plus aucune pièce n’est produite sur place, en leur berceau. L’an dernier, c’est la cristallerie royale de Bayel (Aube) qui s’est définitivement éteinte après trois siècles d’histoire, et ses collections sont désormais éditées chez… Daum. Chez les cristalliers, seules les entreprises à forte image, positionnées sur le marché du luxe, parviennent encore à s’en sortir. Mais ce n’est pas rose pour autant.
 

 
Baccarat s'est largement diversifié dans la production de bijoux.
 
 

 
Pour compenser la baisse d'activité sur le marché des arts de la table, Baccarat a notamment relancé la production de lustres et de chandeliers pour des clients fortunés.
 
 
Baccarat, repris récemment par un fonds d’investissement chinois, est à la peine : ses effectifs ne cessent de fondre. Et depuis 2010, le compte d’exploitation de l’entreprise a plus souvent fini dans le rouge que l’inverse. Et ce, malgré une politique de diversification menée tous azimuts, dans la bijouterie, la parfumerie et l’hôtellerie. En 2015, Baccarat a en effet ouvert un cristal palace à New York, un hôtel fastueux sur la 5e avenue qui concentre tous les savoir-faire du cristallier lorrain. Un coup d’essai avant d’autres développements ? L’avenir le dira. Mais une chose est sûre, l’objectif de ce premier établissement était bien « d’étendre le domaine de la marque dans tout le secteur de l’art de vivre », explique-t-on chez Baccarat.
 
 

 
 
La villa Lalique, en Alsace, ou quand un cristallier se diversifie dans la restauration et l'hôtellerie. Photo Pierre MATHIS.
 

 
Chez Lalique, la production de verre pèse désormais moins de 50 % dans le chiffre d’affaires. Photo Alexandre MARCHI
 
 

 

 
Créations Lalique. Photo Alexandre MARCHI
En créant la Villa Lalique, un restaurant et un hôtel haut de gamme en Alsace, le cristallier de Wingen-sur-Moder (67) ne visait pas autre chose. Aujourd’hui, il veut aller encore plus loin et développer « une franchise d’hôtel-restaurant de luxe ». Après une forte dégringolade de ses effectifs, Lalique est redevenu rentable, notamment en prenant des positions éloignées de son cœur de métier, à l’image du partenariat noué avec Singapour Airlines ou de la production de meubles intégrant du verre. Conséquence, Lalique est de moins en moins un cristallier. Quand Silvio Denz a repris les rênes de la société il y a neuf ans, l’activité cristallerie pesait pour 80 % dans le chiffre d’affaires. Aujourd’hui, c’est moins de la moitié.
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Marie-Hélène

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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Sam 7 Avr - 8:22

super bravo Bisous

Tu as déjà eu le temps de nous préparer une table de petit déj royale!!!!
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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Sam 7 Avr - 10:59

Marie-Hélène a écrit:
super bravo Bisous

Tu as déjà eu le temps de nous préparer une table de petit déj royale!!!!
Il faut se lever à l'aube  super
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MessageSujet: Re: Bonjours & Bonsoirs AVRIL 2018   Dim 8 Avr - 8:07



 

 
 
 

 
 
 
L’esprit créateur de Daum en Lorraine
 
Le cristallier nancéien, s'éloignant des arts de la table, produit désormais majoritairement pour la décoration et l'architecture intérieure.
 
 
 

 
table contemporaine et lampe Résonance. Daum a été le premier des grands cristalliers à s'éloigner de l'univers des arts de la table.
 
 

 
Table végétale Ambre signée Daum.
 

 
 
La lampe Résonance est la réédition revisitée d’un modèle iconique de la maison Daum.
 
 
Par Jean-Marc TOUSSAINT
Daum a été l’un des premiers cristalliers à prendre ses distances avec le marché très concurrentiel des arts de la table. « Aujourd’hui, cette activité est marginale dans notre production », admet la directrice de la communication, Vanessa Sitbon. Le verrier nancéien, spécialisé notamment dans la production de pâtes de verre, produit majoritairement pour la décoration et l’architecture d’intérieure. Il réalise également, en petites séries, des pièces prestigieuses avec le concours d’artistes réputés. Une diversification entamée avec Salvador Dali qui s’est largement développée depuis. Aujourd’hui, ce sont environ 350 artistes connus et aussi divers que Richard Orlinski, Madeleine Van der Knoop ou Ben qui collaborent avec la maison Daum. En marge, le cristallier a pris le pari de rééditer des pièces iconiques réinterprétées par ses équipes de designers. Ce fut le cas encore très récemment avec la fameuse lampe champignon de style Art nouveau, créée au début du XXe  siècle par les frères Daum. La nouvelle version en pâte de cristal laisse apparaître à la lumière une pluie de bulles gravées dans l’abat-jour. La ligne est plus moderne, mais l’esprit originel est préservé, comme un trait d’union entre les deux siècles. Racheté en 2009 par la financière Saint-Germain, Daum a retrouvé le chemin de la croissance peu après et « ses comptes sont désormais à l’équilibre », explique-t-on au siège de l’entreprise, en soulignant que la mutualisation a permis de substantielles économies d’échelle. Elle a également permis de favoriser des collaborations avec les autres entreprises du groupe, le porcelainier Havilland et une entreprise d’orfèvrerie toulousaine notamment. Ce qui a débouché, entre autres, sur la réalisation de coquetiers à pied, mi-porcelaine mi-cristal dessinés par le créateur de flacons de parfum Serge Mansau. Dans sa recherche de diversification, le propriétaire de Daum a lui aussi tenté d’investir dans l’hôtellerie-restauration haut de gamme en reprenant en 2011 le Castel Faugeras à Limoges, mais l’expérience a tourné court et l’établissement a fermé en début d’année. Daum, qui emploie toujours 130 salariés à Nancy et Vannes-le-Châtel (54), cherche désormais à produire du cristal sans plomb. Un nouveau challenge pour s’assurer d’autres lendemains qui chantent.
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